‹ Les degrés de la vie spirituelleChapitre 100 sur 170 · SES AVANTAGES · texte numérisé non relu

SES AVANTAGES

et il n'en est pas un qui ne souscrirait volontiers à ce que dit le P. Surin. Cet auteur compare ceux qui s'adonnent à l'oraison à trois sortes de personnes qui vont ks unes à pied, les au!r< s à al, li s autres en carrosse ou en bateau; — il aurait dit, s'il avait vécu de nos jours, en chemin de fer, et ce serait encore plus exact. — « Les premiers sont ceux qui font oraison de discours, qui vont à pi< d et avancent par le travail. Les deuxièmes sont ceux de l'oraison affective, qui vont achevai, ayant un peu de travail. Les troisièmes sont ceux qui sont dans la contemplation, qui avancent plus que les autres sans auoun travail. » (Catcch. spir., t. I, lre partie, eh. m.)

Aussi c'est à l'âme contemplative surtout qu'on peut appliquer le mot de saint François de Sales : « Une seule âme fervente rend plus de gloire à Dieu que mille chrétiens négligents et tièd

Louis de Blois avait dit avant lui : « Ceux qui sont unis à Di. u

Lui laissent toute liberté d'opérer en eux à chaque instant

o ce qui Lui plaît sont plus utiles à l'Église en une heure que les

« autres, quoi qu'i's soient, en plusieuis années. » (Instit. spir.,

eh. ier.)

Les uvantag.s de ce mode d'oraison r ssortiront mieux du tableau qui- nous reste à tracer du cinquième degré de la vie spirituelle. On y verra ce que produit la contemplation quand elle est entrée tout de bon dans une âme, quand, au lieu d'apparaître seulement de temps à autre, elle est devenue le mode habituel de prier.

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