‹ Les degrés de la vie spirituelleChapitre 156 sur 170 · Tome I, n° 138. — Il francs le cent · texte numérisé non relu

Tome I, n° 138. — Il francs le cent

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lemande

Envisager ses besoins, ses défauts, ses péchés.

Examiner combien on est loin de la vertu dont on a reconnu l'importance.

Règle générale

Règles

particulières

Protestation

Promasse

Persévérance

Parlez à J.-C, comme à un bienfaiteur, un père,

un ami.

Rappelez à X.-S. qu'il a maintes fois promis

d'exaucer toute prière confiante.

Dites-Lui que votre faiblesse peut tout avec

sa grâce.

Dites-Lui que vous désirez être meilleur pour Le

mie'ux servir et La mieux glorifier.

Protestez que vous ne vous confiez pas en vos

qualités, ni en vos mérites, que vous vous

appuyez uniquement sur ses mérites et ses

souffrances. , Invoquez Marie, le bon ange, le saint patron.

Je veux vous prouver que ma demande est

sincère.

Aujourd'hui en telle circonstance, Je pratiquerai tel acte de vertu; J'éviterai tel acte mauvais.

J'ai pris souvent ces résolutions; s'il le faut

je les renouvellerai encore sans jamais me

décourager.

Pater! Ave/

Une autre méthode consistera à prendre une prière : « Notre Père, Je vous salue, Marie; Souvenez-vous, etc. »; et à la réciter en s'interrompant après chaque phrase ou mêma après chaque mot pour le méditer.

REMARQUE IMPORTANTE. — Ceux à qui il n'est pas loisible de consacrer quelque temps à la méditation peuvent la faire en travaillant. Choisissant pour cela le moment où ils se sauront moins exposés à être dérangés, ils commenceront par se mettre en présence de Dieu et l'adorer — s'ils sont seuls, il serait mieux d'interrompre un instant leur travail et de se mattreàgenoux; — puis ils continueront, tout en travaillant, à s'occuper de pieuses pensées et à s'entretenir avec N.-S. Terminer toujours par des résolutions.

S'il était possible en travaillant d'avoir devant les yeux le tableau ci-dessus, cela pourrait aider beaucoup.

Ainsi comprise, la prière mentale est à la portée de tous, même des gens les plus occupés, à tous elle est éminemment utile.

t Sans l'oraison, dit saint François d'Assise, on ne saurait faire aucun progrès dans la vertu. » — a Je ne connais pas de meilleur moyen pour

se sauver que l'oraison mentale, dit saint Jean-Baptiste de Rossi. Le jour où nous n'aurons pas médité, craignons de pécher. » — « Quelques fautes que commïttent ceux qui commencent à faire oraison, ils ne doivent pas l'abandonner, dit sainte Thérèse; s'ils persévèrent, ils finiront pas se corriger. . . Rien de plus utile que l'oraison, dit-elle encore, c'est même une nécessité pour ceux qui offensent Dieu au lieu de Le servir. » — ■ Beaucoup jeûnent, dit saint Alphonse de Liguori, récitent le chapelet, l'office de la Sainte Vierge, et cependant restent pécheurs, mais il est impossible que celui qui est fidèle à l'oraison continue à vivre dans l'offense de Dieu. »

Difficultés que l'on oppose à la pratique de la méditation; — comment il faut les surmonter.

I. Je n'ai pas le temps. — Vous avez bien le temps de manger; vous trouvez bien le moyen de donner aux besoins de votre corps le temps nécessaire; votre âme vous serait-elle donc moins précieuse?

ft. J'essaie bien, mais toute mon oraison se passe à faire des efforts qui n aboutissent jamais, c'est du temps perdu. — Votre temps est fort bien employé, les efforts que vous faites sont très méritoires, votre oraison est bonne et plus fructueuse que vous ne le croyez.

III. J'ai essayé si souvent qu'à la fin je perds courage. — Protestez au bon Dieu que vous agissez uniquement pour Lui plaire, et non pour votre propre satisfaction. — Dites-Lui encore que, vos efforts pour méditer Lui étant agréables, vous les continuerez, dussiez-vous d'ici longtemps n'y trouver que rebuts et difficultés. Dans la voie de l'oraison ce qu'il faut surtout, c'est la persévérance. Ce n'est ordinaire m°nt qu'à la longue et après des efforts soutenus que l'oraison devient facile et douce. Mais pourquoi craindrait-on sa peine? Ne faut-il pas des années pour acquérir les moindres connaissances humaines ; ce n'est pas en une semaine, en un mois que l'enfant apprend à lire, à écrire, à compter; que l'apprenti devient habile ouvrier. Quand on comprend l'importance de l'oraison, on ne se laisse pas arrêter par les difficultés du début.

IV. Je fais d'habitude assez bien mon oraison, mais j'ai en ce moment trop d'ennuis, de soucis et de tracas; je ne puis m'arrêter à une pensée pieuse. J'en reviens toujours malgré moi à mes préoccupations. — Si elles sont légitimes, s'il s'agit d'une affaire importante et dont le souvenir soit aussi tenace que vous le dites, alors parlez-en à N.-S., ouvrez-lui votre cœur, confiez-lui vos inquiétudes, et faites instance près de lui pour qu'il dirige l'affaire selon les intéiêts de sa gloire et pour le plus grand bien de votre âme.

V. Je me mets assez facilement en présence de Dieu, et j'éprouve facilité et attrait à converser avec Jésus, à lui exposer mes demandes, mes résolutions, mais je me perds dans les considérations. — Dans ce cas n'appuyez pas sur les considérations; dès lors que vous pouvez vous entretenir avec N.-S., votre oraison est excellente...

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