‹ Les degrés de la vie spirituelleChapitre 8 sur 170 · Quant aux me érieurs à employer vis-à-vis des · texte numérisé non relu

Quant aux me érieurs à employer vis-à-vis des

-s. >s, on peut les diviser en deux classes : les moyens lents et continus et les moyens rapides et extraordinaires.

Les premiers demandent p'.us d ■ constance, mais sont plus féconds en résultats ; le cœur endurci s'amollit peu à peu, la foi

re doucement, elle s'étend d'une manière insensibl finit par envahir l'âme tout entière. Ainsi fait-on beaucoup de

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bien à de vieux pécheurs, si on p* ut 1» s amener à faire habituellement de bonnes lectures, comme celle d'un journal sincèrement religii ux, à entendre souvent des prédications, à fréquenter assidûment des chrétiens instruits et éclairés. Leurs idi modifient à leur insu, les bons exemples et les bonnes paroles tombent sur loir cœur comme une pluie bienfaisante sur une plante altérée mais encore vivante. Sous cette influence, la fruit germera, se développera, et, quand il sera mûr, il se détachera de lui-même; il suffira alors d'une occasion pour achever l'œuvre de conversion.

22. Quant aux moyens extraordinaires, l'action de Dieu s'y montre souvent aussi soudaine que puissante; tels sont les pèlerinages ', retraiti s. missions. Les résultats en sont plus grands qu'on ne peut croire : les bons sont raffermis et stimulés, les tièdes sont réchauffés, des pécheurs secrets reviennent à la v rtu,des sacrilèges au resp* et et au saint usage des sacrements. Quant aux pécheurs manifestes, tous ne sont pas convertis, et parmi l< s convertis, tous ne persévèrent pas; mais une bonne semence est déposée dans leur âme et, si Dieu le permet, un temps viendra où les effets cachés de ers grâces passées se manifesteront au grand jour.

23. Les gens dont nous parlons ne viennent pas se présenter au confessionnal, sauf à la veille de leur mariage; alors si, dans

pécheurs endurcis, il reste encore quelque fibre chrétienne, epieleme souvenir d'une vie autrefois meilleure, d'une première communion bien faite, il sera possible de toucher momentanément leur cœur et, au souvenir des grand s vérités, de leur faire prendre quelque bonne résolution. Dans tous les cas et quelle que soit leur impiété, il est à propos de rappeler l'importance des devoirs religieux, de montrer combien est injurieuse à Dieu une vie passée tout entière en dehors de Lui, sans Le prier, sans même penser à ce Maître redoutable, ne tenant pas plus compte de Celui à qui nous devons tout que» s'il n'existait pas. On ne saurait mieux faire en cette occasion que de recommander aux futurs époux, surtout si l'un d'entre eux est resté

1 Par pèlerinages, nous voulons désigner les vrais pèlerinages, ceux où l'on sent un souffle chrétien, ceux de Lourdes, par exemple, qui sont nanifdstations de foi si admirables et si émouvant

fidèle à ses devoirs religieux, l'excellente pratique de la prière en commua, et de les engager à y être fidèles dès les premiers

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