SCENE IX
LES MEMES , excepté AUGUSTE.
FAVART, au Maréchal.
Hé bien ! monseigneur , êies vous satisfait ? * ' EE MARÉCHAL.
Encore monseigneur ; corbleu , Favart, nous nous fâcherons : songea nos conditions.
FAVART
C'est entendu , vous n'êtes point le Maréchal de Saxe, mais monsieur Maurice , simple officier de larmée, et notre .ami commun.
LE MARÉCHAL
A la bonne heure !
AlK ; Fille à qui Von dit un secret.
A la ville , ainsi qu'à la cour, Mon rang me fatigue et m'ennuie j 11 faut t'uii l'éclat , le grand jour , Pour savoir jouir de la vie j A Tombre du mystère aussi , L'amour , l'amitié doivent naître.
FAVART
Ce n'est que devant l'ennemi Que Mouseigueiu' aimeà paraîtra.
VAUCANSON
Mais êtes vous certain (|ue iioissy ne vous connaisse poiiil i*
LE MARÉCHAL
Je ne l'ai jamais renconué , c'est peut être le seul homme lie lelires (|iii n ait point recherché inei> suffrages. {En riant.) J'en suis[)resque piqué ; et je vois bien qu'il faut que je fasse les avances.
VAOCANSON.
En venant lui demander à diner.
LE MAKL.CHAL.
C'est la bonne manière d'éclaircir quelques doutes que j^ai sur sa situaiion.