‹ Les dehors trompeurs;Chapitre 11 sur 22 · FA Y ART · texte numérisé non relu

FA Y ART

Que voulez-vous dire ?

LE MARÉCHAL

On prétend qu'il eslpeu favorisé delà fortune.

VAUCANSON

C'est une calomnie 1 Vous allez en juger par le repas qu'il nous prépare ; tout est chez lui d'une recherche I

Air: Vaudeoille de la robe et les boites.

On lo croirait dans les finances , l'aut 8es dîners sont brillans t.t choisis; Jauiais Eoissy u'a compté ses dcjjcnbcs , Pas plus que vous vos cuueniis ^ Il éblouit tous ceux qui le connaissent. Oui, vous-même eu seriez jaloux , Et les écus devant lui disparaissent , Comme les Angiais devant vous.

LE MARÉCHAL

Il est pourtant certain qu'il n'a re<^'u aucune grâce delà Cour ; et quelle (jue soit la lortune d un homme de lettres... 1 A VA HT.

A merveille , voila déjà Buissy au nombre de vos protégés... Mais le voici.

LES MEMES , B O l S S Y. '

BOISSY , d*^n air empre^isè.

Bonjour, mes chers amis.

i8 LES DEHORS TROMPEUUS,

FAVART

Bonjour Boissy , nous arrivons en bonne compagnie.

BOISSY

Ces! bien aimable à vous. Ah ça î point de gêne , je vous traite sans cérémonie.

FAVART

J'en agis de même et je t'amène un convive déplus , mongieur ]\iaurice, franc et loyal militaire , sous lieutenant dans l'armée royale.

BOISSY

C'est me faire plaisir. ( A part. ) Que le diable t'emporte avec ton convive de plus !

I^E MARÉCHAL

Je suis«ensible à une réception si polie, j'espère que vous ne me trouverez pas déplacé parmi vous i* BOISSY.

Un brave n'est déplacé nulle part.

FAVART

Eh bien ! mon cher Boissy , V Homme du Jour ^ va aux nues.... C'eslun coup de fortune pour toi. LE MARÉCHAL.

Marmontel n'a pas élé hier aussi heureux , sa Cléopâlre ne se relèvera pas.

BOISSY

Comment , tombée ^

LE MARÉCHAL

Sans espoir de rechi t?. Eh 1 parbleu , le cher Vaucanson peut nous en donner des nouvelles, lia travaillé à la pièce. BOISSY.

V Comment, Vaucanson , tu veux aussi devenir académicien: YAtCANSON.

Qu'appelles-tu académicien t je suis mécanicien et voilà tout.

FAVART

■Niarniontel crie partout que c'est son aspic qui l'a tué.

VAUCANSON

Messieurs, je vous en fais juges.

Air: l ille avant le mariage

Pour son dénomment tr.ngiqu* , J'avais surpassé luon art \ Cette invenlion magique Devait tromper le regard.

COMEDIE. f^

5V'l:uiçanl sur C!L'o|.àtre, D'un loii^ sillliiucui, l':iiipio Fit niruiir le tlié;Ui\' ; Mais , o l'a la t prouotlic !

Lv puh'ic.

Le public , Fut de l'avis de i'aspic.

LK MAKÉCIIAL.

Pauvre Marnioniol, ê re ifflt^' tnûina parses acfeurs !

BOISSY

Parbleu , le Maréchal de Saxe doit être enchanlé de sa mtsavonture.

LE MARÉCHAL

Pourquoi donc ?

BOISSY

Ce frinon de Marmontel lui a déjà enlevé quatre ou cinq maîiresses.

LE MARÉCHAL

Trois ou quatre ?....

BOISSY

Mais on fait tant d'histoires, il n'y en a peut-être que la moitié de vtai.

LE MARÉCHAL, à part, ^ C'est beaucoup trop, coi bleu !

BOISSY

Et que lui importe.

Air : Ces postiUans sont d*une maladresse.

Un accident aussi vulgaire Pourrait encore , je le crois, AlUiger une àtne ordinaire ,

Tout au plus quelqu'fsprit bourgeois ; ( bis, )

Maiâ un héros qu'en tous lieux on renomme, Est au-dessus d'un pareil coup ; Et sur la tèle d'un grand homme Les lauriers couvrent tout.

FA V ART

Ah ça, si nous allions causer à lable. YAUGANSON.

• Bien vu.

BOISSY, à part,

Aye! Aye ! ( Uaut. ) Je ne sais à quoi pensent mes

gens , holà ! hé l Labrie ?

FAVART

Tu as peut-être fait des façons ?

BOISSY

Non , non , en vérité.

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