‹ Les dehors trompeurs;Chapitre 2 sur 22 · FRANÇOISE, JENNY · texte numérisé non relu

FRANÇOISE, JENNY

rM>.x^^oisi%, essayant de lire un mémoire dâ dépense,

Uu i5, 54 liv. 16 sols... Non, S8.... 56... IVJes pauvres yeux ! je n'en viendrai jamais à boul....

JENNY , entrant.

Bonjour, madame Françoise.

FRANÇOISE

Ah ! c'est vous , mademoiselle Jenny ?

. JENNY- M. Bpissy- Qf l, jl chez lui ^.

FRANÇOISE

Mon Dieu , oui , il travaille ; il a envoyé ce matin son fils i Pari^ , je ne sais pourquoi. !.

JENNY

C'est bienndici^^le.de l'envoyer à.Paris quand j'en arrive... J'avais tant de choses a lui dire. Vous fie sivezpjs.... Jesui» dans le rtfviss(îrTTè'iVî. Nous avuris'éte avant-hier à'Ia corné Jie avec les billets que M. Boissy nous avait donnée; mon Dt^Hi,

la jolie pièce que ces Dehors tiompeurs , et qu'on doit être heureux d'avoir de Tesprit comme cela l

^ . FRANÇOISE

Oui, nous en sommes bien plus riches.

Air : Voulant par ses œuvres complètes.

L'amant épouse sa niajtrrsse, ' '[

C'eist un Lien joli tienoument ; Mais qu'il a de mal dans la pièce Pour former ce lien charmant ; , X)ui, c'est trop tard qu'il le contracte f 8i j'étais auteur, je le sens , Dans mes j-ii ces, tous les amans Se mariraieut au premier acte.

Et je suis bien sûre qu'Auguste est de mon avis^

FRANÇOISE

Ab! je le crois bien. Ce cher Auguste, c'est lui qui est sage, modeste, économe; et si M. Boissy, mon cher maîlre,

lui ressemblait.... Mais j'en dirais trop sur ce chapltre-là

Tenez, voilà encore des mémoires du mois que je ne puis pas déchiffrer.... Mais il doit y en avoir de belles.... ,,Jt,NNY.

'Mon Dieu, madame Françoise , si je pouvais vous aider...

FRANÇOISE

Vous ^tçs bien bonne C'est que c'est si fin.... C'est de

TétTitùré de M. Augusie. ' : - :

JENNY, prenant h papier.

De M. Auguste... Ah! je lirai très bien... (jE'/Zg lit. ) « Pour la maison garnie de Choisy-le-Roi , dû à M. Leroc , 45o liv.

FRANÇOISE

C'est à payer.

45o livres; le fait est que M. Lerbc, mdft^père , loue un peu cher.

FRANÇOISE

C'est vrai ; mais je vous demande un peu ce qu'un auteur a besoin d'une maison de campagne!*...

..«iTiiT, coV JENNY, continuant.

« Lpstres , girandoles et tentures pour le dernier bal , ûOQ livres. »

TRANÇOISE.

. Acquitté !

.TENNY.

« Fournitures du boulanger pour trois mois. »

rUANÇOISË.

Oh! c'est à payer.

^ JENNY

« Pour étoffe d'un habit, dix écus ; pour la broderie j^ 5oo livres. »

FRANÇOISE

Oh ! la broderie est payée ; 5oo livres.... Ah! mon Dieu f mon Dieu.... Vous voyez, mademoiselle Jenny, ce. que c'est que la vanité , le désir de briller.... JENNY.

Effectivement, il paraît que M. Boissy lui sacrifie tout ce qu'il a.

FRANÇOISE

Et même ce qu'il n'a pas; il se donne les airs de traiter # de singer le marquis.... Un auteur!.... Cela n'est-il pas scandaleux.?...Obtient-il un succès .^.... Brrr... la tête part, l'argent vole. Rien n'est trop beau-pour lui, des habits magnifique*... des fêtes ruineuses.

Ai a : Vaudeville de Partie carrée.

Oui, tous les jours Monsieur tient table ouverte j Dieu àait quel monde et surtout quel éclat 1 On voit chez lui courir «l'un pas alerte , Nos beaux esprits , aftaraés par état ; C'est un ami qu'un arhi nous amène j Ivt chaque ami, le gosier altéré , Dîne en un jour pour toute la semaine , • Sans compter l'arriéré.

C'est ainsi qu'on absorbe les recettes, qu'on mange les succès , et il ne reste plus pour la dépense de la m;ilson , que des pièces tombées et des sifflets.... Faites donc faire bonne chèie avec des pièces tombées.

Page 1