‹ Les déicides; (volume 2)Chapitre 100 sur 192 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

» tion, tout ce que vous voulez qu'ils vous fas- » sent ; car tels sont la loi et les prophètes » .

Ainsi nous sommés dans la vérité en restituant à la morale évangélique son nom légitime de « Morale Israélite » .

Nous sommes surtout en droit, après les textes si décisifs que l'on vient de lire, de repousser énergiquement le singulier reproche qui a été fait à l'ancienne loi de n'avoir formulé et enseigné qu'une morale négative. Que de fois n'a-t-on pas prétendu, en effet, que l'Évangile, seul, a introduit dans le monde le principe qui nous ordonne de « faire à autrui ce que nous voudrions » qui nous fût fait», tandis que le Judaïsme, dit-on, défendait seulement aux hommes de faire du mal à leurs semblables?

On peut apprécier maintenant si cette accusation, contre l'Ancien-Testament et contre la doctrine Pharisienne elle-même, tst fondée. On peut juger si la loi qui a dit ; « Aime ton prochain » comme toi-même ; » — « Ne te venge pas ; » — « Rends le bien pour le mal ; » est inférieure aux maximes les plus admirées de l'Évangile et du Christianisme.

Non, Jésus n'a pas été un novateur dans l'ordre moral ; il a imité les sages d'Israël qui l'avaient précédé ; il a reproduit leur enseigne-

ment et presque leurs expressions textuelles ; il leur a emprunté leurs plus belles sentences ; et, si sa doctrine a pu faire une révolution dans le monde païen, elle n'a été, pour les Hébreux, que Fécho de Moïse , de David , de Salomon et des pères de la Synagogue.

Mais, sous certains rapports, la morale du fils de Marie s'écartait cependant de celle des livres et des auteurs sacrés, et sur plusieurs points d'une haute importance les Juifs ne reconnaissaient plus les grands préceptes qu'ils étaient habitués à respecter et à suivre. Examinons rapidement ce nouvel aspect de l'étude à laquelle nous nous livrons.

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