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» commis ; partout la clameur populaire le dé- » signe, Faccuse et le poursuit, et, dans cette ma- » nifestation solennelle de la conscience indi- . gnée, LA VOIX du peuple est bien la voix de » Dieu. »
Quelle idée ceux qui parlent ainsi nous donîient-ils de la bonté et de la miséricorde divine?
Est-ce ainsi que la Bible nous représente le Père céleste toujours disposé à pardonner aux coupables, plein de mansuétude et de compassion pour les pervers? Des écrivains impies ont reproché au Dieu des Hébreux d'être un maître cruel et terrible dans ses vengeances. Où trouvet-on cependant dans l'Ecriture, même au jour des plus redoutables colères du Seigneur outragé, d'aussi épouvantables châtiments? Elles ont été nombreuses les fautes, les révoltes et les défaillances d'Israël ; mais Dieu ne s'est jamais montré impitoyable. Une supplication de Moïse et des prophètes, son seul amour pour ses créatures et pour son peuple élu, apaisent bientôt sa juste fureur, désarment sa sévérité et font succéder la clémence à la justice. Voilà le sublime et paternel aspect sous lequel se révèle sans cesse, dans le livre inspiré, le Dieu des Hébreux, t lent » à s'irriter, abondant en miséricordes, faisant » grâce jusqu'à la miUième génération, et sup-