‹ Les déicides; (volume 2)Chapitre 46 sur 192 · MON PÈRE ET MOI, NOUS SOMMES UNE MÊME CHOSE · texte numérisé non relu

MON PÈRE ET MOI, NOUS SOMMES UNE MÊME CHOSE

» mon père m'a sanctifié et envoyé dans le » monde, car je suis le fils de dieu (M »

(1) Hœc autem est voluntas Patris mei qui misit me, ut omnis qui videt filium et crédit in eum haleat vitam œternam.

— Jean, cil. VI, v. 40.

(2) Et ego résuscitabo eum in novissimo die. — Jean, cli. VI, V. 39, 40 et 44.

(3) Sicut enim Pater suscitât mortuos et vivifîcat, sic et Filius, quos vult, vivificat. —Jean, ch. V, v. 21.

(4) Quœcumque enim fecerit Pater, haec et Filius siMiLiïER facit.

— Jean, ch. V, v. 19.

(5) Sicut enim Pater habet vitam in semetipso, sic dédit et Filio habere vitam in semetipso.— Jean, cli. V, v. 26.

(6) Ego et Pater unum sumus. — Jean, cli. X, v. 30. — Les disciples que nous avons surpris déjà plusieurs fois en flagrant délit de doute , n'avaient pas non plus sur ce point une foi complète. Philippe, un d'entre eux, disait un jour à Jésus: «Seigneur, montre-nous ton père et cela nous suffira.»

— « Eh quoi! lui dit Jésus, depuis le temps que je suis avec » vous, vous ne me connaissez pas encore? Philippe, celui qui me » voit, voit aussi mon père, (qui videt me, videt et Patrera). Com- » ment donc peux-tu dire : « Montre-nous le Père? » Vous ne » croyez donc pas que je suis dans le Père et que le Père » EST EN MOI? (Non creditis quia ego in Patre, et Pater in me » est? ) » —Jean, ch. XIV, v. 8 et suiv.

(7j Quem Pater sanctificavit et misit in mundum, vos dicitis: Quia blasphémas, quiadixit: FiLius Dei sum? —Jean, ch. X, V. 36.

L'évangéliste saint Jean , en rapportant ces discours significatifs, qui ne pouvaient laisser aucun doute aux Juifs sur le caractère divin que s'attribuait Jésus, avoue qu'ils excitaient au plus haut degré l'indignation des chefs et du peuple. La foule qui s'était montrée si disposée à l'accueillir comme prophète et qui l'aurait même reconnu comme le Messie fils de David, s'il eût daigné lui fournir les preuves de sa mission messianique, cette foule était transportée de fureur contre lui lorsque, se proclamant fils de Dieu et Dieu lui-même, il détruisait, par la base, le dogme de l'uNiTÉ ABSOLUE dc l'Éternel qui était l'essence et le fondement de la foi juive.

Aussi un jour qu'il venait de dire publiquement que « le père et le fils étaient une seule et » même chose , » les Juifs prirent des pierres pour le lapider. Jésus leur dit : « J'ai fait devant » vous plusieurs bonnes œuvres par l'interven- » tion de mon père; pour laquelle est-ce que » vous me lapidez ? ) Les Juifs lui répondirent : tt Ce n'est pas pour aucune bonne œuvre que » nous te lapidons ; mais à cause de ton blas- M phème, et parce qu'ÉTANT homme, tu te fais nieu!n(')^

(4) Sustulerunt ergo lapides Judœi utlapidarenî eum. Respondit eis Jésus : Multa bona opéra ostendi vobis ex patie

Page 1