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porteront des fruits mille fois plus abondants ; — toutes les ruines terrestres seront relevées ; — Jérusalem sera reconstruite ; — la paix régnera parmi les animaux les plus féroces ; — l’harmonie sera rétablie en're tous les peuples et Israël ; — il n’y aura plus de gémissements ni de larmes dans le monde ; — la mort sera domptée ; — la joie éclatera partout. »
Et ailleurs on lit :
«Trois jours avant le grand rachat d’Israël, le prophète Elie apparaîtra sur les montagnes de la terre sainte, et, pleurant, il s’écriera : « Jusquesà quand durera votre deuil? »
« Puis, le premier jour, il fera retentir ces paroles : « La paix arrive au monde ! La paix arrive au monde ! » Et LES IMPIES EUX-MÊMES se réjouiront.
« Le second jour, il s’écriera : « La félicité arrive au « monde ! La félicité arrive au monde ! » Et les impies eux-mêmes tressailleront d’allégresse.
« Le troisième jour, il s’écriera : o Le salut arrive au « monde! Le salut arrive au monde! » Et les impies eux-mêmes seront heureux.
« Et Élie ajoutera : « O Sion ! Voici le règne de ton « Dieu ‘ ! rt
Ainsi, pour Lsraël, l’arrivée du Messie, l’avénement du royaume divin, c’est la fin des maux sur cette terre, c'est la fin des maux dans l’autre monde ; c’est la paix et
' JaLXOLT jESAlt, p. 53, 1t.
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rharmonie parmi les hommes ; c’est la béatitude éternelle
dans le ciel.
L’avéuenientde cette mystérieuse époque n’a lieu, dans l’Évangile, qu’au sein des guerres, des bouleversements, des fléaux déchaînés, et elle a pour résultat la damnation éternelle des méchants.
Dans les traditions d’Israël, c’est la résurrection de l’âge d’or, c’est l’éden primitif, c’est la joie, c’est la rédemption des vivants et des morts, c’est le pardon sans réserve, c’est la félicité sans tin.
La doctrine sombre de Jésus était donc, sur ce point, non-seulement en contradiction avec toutes les espérances de la Synagogue, mais elle était l’intolérance et le désespoir, tandis que la doctrine Juive était la tolérance et Tamour.
Il est facile de comprendre que, loin d’être, pour le peuple juif, une preuve du messianisme et de la divinité du Fils de Marie, elle a dû, au contraire, fortifier ses doutes et son incrédulité.