‹ Les déicides;Chapitre 14 sur 40 · I.KS niîlCIDKS. il · texte numérisé non relu

I.KS niîlCIDKS. il

se fait entendre et proclame la loi messianiqtie. Le prophète Zéroubabel se lève et s’écrie : « Soit loué, soit sanc- « tifié le nom de Dieu.»

« Ces mots retentissent et se répètentd’un bout à l’autre de l’univers, et tous les mortels répondent: Amen \ et même les impies parmi les hébreux qui gémissent dans l'Enfer, et même les Gentils qui n'ont pas encore expié leurs fautes, répondent : Amen.

« Cet Amen s’élève des régions infernales jusqu’au trône céleste, et l’Éternel dit : « Ces infortunés ont assez « souffert; leurs péchés n’étaient qu’un effet des tentations « de l’esprit du mal. »

« Alors l’Eternel confie aux anges Michel et Gabriel, les clefs de l’Eiifer et les messagers célestes s’envolent sur l’aile des vents.

« Aussitôt les huit mille portes du royaume infernal sont ouvertes.

« Les Anges prennent, avec amour, par la main, les Juifs et les Gentils, comme un ami relève de terre son ami tombé; ils les lavent, les purifient, guérissent leurs plaies, les couvrent d’habits immaculés, et les conduisent à l’Éternel parmi les légions des bienheureux.

« Ils conduisent les Hébreux qui, ainsi purifiés, redeviennent comme des hommes pieux et saints; ils conduisent les idolâtres eux-mêmes qui, par leur justice, ont été comme les pontifes de Dieu sur la terre.

« Et l’Eternel dit : a Qu’ils viennent tous et contemplent « ma gloire ! »

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« Et tous .sft prosternent devant le trône immortel, et lesvoi.x des bienheureux s’unissent aux leurs pour bénir Dieu. »

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La grandeur morale de cette légende, populaire en Israël à l’époque même du second temple, n’a pas besoin d’être relevée.

De même que, dans l’ordre social, Israël ne sépare pas l’idée de son triomphe et l’avénement du Messie du bonheur de tous les autres peuples, de même, dans l’ordre surnaturel, il ne sépare pas la béatitude éternelle qu’il attend dans le monde futur, d’une égale béatitude pour les gentils et pour les idolâtres. Un immense pardon effacera toutes les fautes, et l’enfer n’aura plus de victimes.

Ainsi, tandis que l’Evangile écrit sur les portes infernales le mot terrible du Dante : pas d’espérance ! Israël y inscrit : Espoir et rédemption pour tous!

Et ce n’est pas là une doctrine isolée ; c’est bien la croyance du peuple hébreu telle qu’elle existait au temps même où apparut Jésus. On en trouve en effet partout, dans les livres traditionnels, des traces et des preuves.

« Dix choses, s’écrie l’écrivain des Raboths^, distingueront les temps messianiques de notre temps. La lumière du soleil sera centuplée; — des sources d’eaux inépuisables surgiront de Jérusalem et seront des sources de santé et de force pour tous les hommes; — les plantes * Autre recueil U’aggedotli ou légendes talmudiques, p. 131, ii.

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