PREMIÈRE PARTIE
Je dirai les transports qu'un si beau trait m'inspire ; Généreux citoyens , dans ces moments d'effroi , Vous rapprochiez les cœurs, et les donniez au roi!
Respirons cependant, et reprenons haleine ; Accablé par les feux qui dévorent la plaine. S'il rencontre en chemin un fertile arbrisseau, L'ombrage d'un palmier, l'onde d'un clair ruisseau. Le chasseur , un instant abandonne sa proie ; C'est ainsi qu'en mes vers je m'arrête avec joie Pour rendre grâce aux cieux, dont les constants bienfaits Par l'aspect des vertus consolent des forfaits.