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tervenant sur les humains. Variété, intensité, continuité des hallucinations. Epaississement des parois de la carotide externe droite. Chez elle le délire de possession devient chronique.
- Observation XIV. — Jd.
Jeune homme de 26 ans, d’une bonne instruction primaire, ayant vécu dans un milieu cultivé, il est capable de critiquer les superstitions. 1l est affecté d’une entérite catarrhale curable. Hallucinations passagères. Il guérit.
Ces deux malades ont eu le tænia quifutexpulsé; le délire de possession battit son plein après l'expulsion chez le jeune homme; il n’en guérit pas moins, tandis que la jeune femme resta possédée. Dans les deux cas, il existait des symptômes de psychonévrose hystérique.
Observation XV. — Dacoxer, Traité des maladies mentales.
Nous avons observé, il y a quelques années, un malheureux atteint d'un délire religieux compliqué d'idées de suicide. Il nous suppliait chaque jour de lui ouvrir le ventre afin d’en faire sortir un serpent dont il croyait percevoirles mouvements etéprouverles. cruelles morsures. A l'auptosie, on trouva chez cet homme deux ulcérations situées dans la grande cavité de l'estomac; l’une d’elles
avait amené la perforation de cet organe et par suite la mort subite.
Observation XVI, en collaboration avec M. VALLET, interne à Ville-Evrard (inédite).
Mélancolie aiguë. Idées de zoopathie interne.
L..., mécanicien, âgé de 35 ans, est entré à l’Asile avec les certificats suivants :
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Alcoolisme aigu. Hallucinations. Divagation. Mutisme. In- somnie. Tentative très récente de suicide. Arrêté au moment où il tentait de se précipiter du haut du pont de briques des Buttes-Chaumont. Voit des fantômes. S’entretient avec des personnages imaginaires (Legras, 1905).
Dégénérescence mentale. Hallucinations. Idées mélancoliques et de persécution. Découragement. Désespoir. Tentative de suicide. Léger tremblement des mains (Magnan 1905).
Lypémanie aiguë (Marandon de Montyel).
Amené à l’Asile le 13 murs 1906, L..., est en état d’agitation continuelle et pousse des cris répétés. Lorsque nous l’interrogeons il se calme et raconte son suicide. Il nous dit aussi qu’atteint de fièvre pendant son sommeil, on Jui a introduit trois serpents dans la bouche avec de la farine. Ces reptiles ont d’abord mangé l’estomac et ont ensuite défoncé le poumon gauche. Cela mordait comme un rongeur, Comme une anguille. L. n’a pas vu ces reptiles, mais il les a sentis. Or quelque chose (c’est peut-être le ciel) lui dit dans sa tête qu'il a des serpents dans le corps. Pendant trois mois çà le tordait à petit feu, puis les serpents sont descendus des poumons dans le ventre, entre chair et peau; ils sont passés dans la poche (le malade a été opéré à vingt-cinq ans d’une hernie congénitale étranglée et se plaint toujours dans son aîne droite) et tournaient excessivement vite, puis ils sont remontés dans l’estomac et au larynx où ils mordaient en causant d'horribles souffrances. Actuellement ils doivent être morts. Avant les serpents, il y avait déjà dans son corps des chats, des chiens, des grenouilles, des couleuvres, des éléphants, des chevaux, « tous petits liliputiens ». D'ailleurs, c’est quelque chose dans sa tête qui lui ‘indique la raison de ses souffrances, mais ses yeux n’ont jamais rien vu. Ce sont les serpents qui font le plus de mal : « ils défoncent la fleur du poumon »;les chiens ne font pas de mal, les chats griffent, galoppent, les grenouilles aussi ne sont pas douloureuses. Maintenant son poumon est remplacé, ainsi que son cœur, il n'a plus d'animaux, mais de l'or et de l'argent dans le corps. Il est mort au moins deux cents fois, puis il est ressuscité,
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mais il ne peut plus mourir. D’ailleurs.à Ville-Evrard, on vous change tout à la minute, on vous remet d’autres intestins à la minute quand ils sont crevés, mais pour lui, on refuse de le faire. On lui a dit que des grilles en argent lui avaient passé dans le corps. Il a un manche à balai dans la jambe gauche et un autre au niveau d'unecicatrice du cuir chevelu. Comment cela est-il rentré, il n’en sait rien. Cela a fait crac! On lui a mis sur la tête un béret qui sent « l’odeur du chien qui vient d’éclore ». Il va accoucher; son cerveau ,le lui a dit, il a même senti des contractions, mais il west rien sorti. L... s'étonne à ce sujet.
Enfin L..., qui a été vendu à la science en naissant, tient des propos incohérents sur le magnétisme et l'électricité. Il sait où il est, mais il ignore la date. Sommets pulmonaires tuberculeux. Aurait eu des accès de somnambulisme.
Observation XVII (inédite, en collaboration avee M. VazLer.)
V..., sellier, âgé de 23 ans, arrive à l’Asile, avec les certificats suivants :
Débilité mentale. Accidents hystériformes. Agitation. Excentricité. Scènes désordonnées à son domicile. Déjà traité à Vaucluse. (Garnier 1902).
Débilité mentale. Excitation. Actes désordonnés. Insomnie, Idées confusés de persécution (Magnan).
Débilité mentale congénitale. Accidents hystériformes. Dit qu’il buvait un peu. À Vaucluse pendant deux ans. Hémianesthésie gauche (Marie).