‹ Les Della RobbiaChapitre 3 sur 9 · ANDRÉ · texte numérisé non relu

ANDRÉ

sans parler de beaucoup d'autres œuvres, presqu'à Tinfini, qu'il fit dans le cours de sa vie qui fut de quatre-vingt-quatre ans.

André mourut en 1528 ^ , et lorsque j'étais encore enfant, causant avec lui, jô l'ai entendu dire, en s'en glorifiant, qu'il avait assisté aux funérailles de Donato, et je me souviens que ce bon vieillard en parlait avec orgueil.

Mais, pour revenir à Luca, il fut enseveli avec les siens à Saint-Pierre-Majeur, dans le tombeau de leur maison ^, le même où, après lui , fut déposé

< Dans la première édition, il dit qu*André vécut 83 ans; il y a plus de raisons pour que Tasari ne se soit pas trompé sur Tannée de la mort. On verra donc qu*André, né, comme nous le savons, en 1437 (voyez à ta fin Tarbre généalogique), aurait eu alors 91 et non 84 ans. Le portrait d* André a été peint par André del Sarte, ainsi que nous rapprend Tasari, dans le premier tableau à gauche en entrant dans le dottre de TAnnonciation : c'est ce vieillard, en bonnet rouge, qui, appuyd sur un bAton, monte les degrés de Tautel. Luca le jeune y est également représenté; et, dans le tableau de la mort de saint Philippe, son autre fils, Jérôme (voyez la vie d* André del Sarte).

2 L*on a déjà vu, à la note de la page 17, que les délia Robbia avaient leur sépulture en cette église , et que le viens Luca y avait été enterré. Dans la première édition, Tasari igoute qu'avec le temps Luca y fut honoré des vers suivants :

Terra, vivi per me cara e gradita,

Ghe aU* acqua e a'ghiacci come il marmo indurl

Per che qaanto men cedi o ti maturi ,

Tanto piii la mia fama in terra ha vita.

André. Celui-ci laissa deux (ils , religieux à Saint- Marc, qui reçurent l'habit dû révérend frère Jérôme Savonarole * que les délia Robbia eurent toujours en grande dévotion,^ et ils ont foit son portrait tel qu'on le voit encore sur les médailles *.

^ Les chroniques du couvent de Saint-l^Iarc ne nomment qu*un seul des délia Robbia qui ait pris Tbabit domini* cain, et c'est ce frère Ambroise que la chronique manuscrite du couvent du Saint-Esprft de Sienne, de Vordre des Dominicains, mentionne au folio 80 en ces termes : « Au temps dudit frère Robert (Antoine Cbaldini de Galliano, de Florence) MDiiii, fut fait le tabernacle du Seigneur, dans Féglise, par les soins et Tart de frère Ambroise de Rubia, Florentin, qu*à refTet d*élever ce tabernacle, le prieur et les pères ont démandé, reçu et retenu pendant plusieurs mois en ce couvent. » Ce passage de la chronique manuscrite des Dominicains de Sienne est précieux puisqu*il donne des indications toutù fait nouvelles que n^ont connues ni Vasari ni aucun autre : à savoir, que l'un des deux fils d'André della Robbia qui se firent moines s'appelait Ambroise, qu'il exerçait l'art paternel et est l'auteur de ce tabernacle, travail médiocre en terre cuite éraaillée et peinte, avec des figures en ronde bosse, que Ton voit encore aujourd'hui en l'église du Saint-Esprit dé Sienne, dans la chapelle dite des Espagnols.

2 Ces médailles sont de bronze, du diamètre de deux toldi et un picctolo, monnaies florentines ; elies ont sur la face le portrait de Savonarole, vu de profil, avec l'inscription circulaire : HiEnoNiuys Sav. Fer. Yir. doctiss. ORDiNis Pr^dicharvm (stc) , ct au revers, en bas une ville Ifvec beaucoup de tours (probablement Florence), et en haut un bras armé d'une épée dont la pointe est abaissée;

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