ANDRÉ
d'une Vierge peinte par Parri, fil» de Spinello d'Arezzo. Le même André fit^ en terre cuite, dans cette ville, le tableau de l'autel de Puccio di Magio^ à Saint-François, et celui de la Circoncision, pour la famille des Bacci. Il fit aussi et de sa main, à Santa- Maria-in-Grado, un fort beau tableau avec beaucoup de figures ; et pour la compagnie de la Trinité, au grand autel, également de sa main, un grand tableau représentant Dieu le Père qui soutient le Christ crucifié, beaucoup d'anges â l'entour et y au bas, san Donatb et san Bernardo agenouillés ^ J'ajouterai que, dans l'église et autres lieux du Sasso délia Vernia, il fît beaucoup de tableaux qui se sont conservés en ce lieu désert où aucune peinture n'eût pu se maintenir, ne fût-ce que quelques années ^. Le même André a exécuté à Florence toutes les figures qui sont sur la loge de l'hôpital de Saint-Paul, et elles sont fort bonnes % et aussi les enfants nus et
^ Toutes ces œuvres d* André , faites à Arezzo, à l'exception de la Circoncision pour la famille Bacci, ont été conservées. 11 est à remarquer que celles dont Vasari parle comme étant à la compagnie de la Trinité, sont à présent placées dans la chapelle de la Yierge, à la cathédrale.
s Ils existent encore.
* Ces sculptures en terre cuite colorée sont ^ sou» la loge, la rencontre de saint Dominique et de saint François, et sur la façade, des médaillons circulaiFCS, les- uns avec demi-figures, les autres avec figures entières. L'on re-* marque dans les deux qui occupent les angles, deux belle»
emmaillottés que Ton voit dans les médaillons de l'hôpital des Innocents ^ , qui sont yraiment admirables et montrent tout Tart et le talent d'André;
têtes que Ton croit les portraits de Luca et d'André. Audessousdu premier est écrit dallanno, 1451^ et surTautre, ALLANNO^ 1495. On conclut de ces dates que le travail ne peut pas être en son entier de la main d* André, parce que étant né en 1437, ainsi qn*il résulte de documents sûrs, il ne pouvait, à 14 ans, mettre la main k une œuvre dont la beauté est très-supérieure à celle de beaucoup d*au(res du même genre. Il est probable donc que le travail fut commencé par Luca, puis laissé interrompu, et enfin terminé par son neveu.
André délia Robbia a fait aussi un tabernacle en terre cuite pour Téglise des pères dominicains de SainteMarie- Madeleine, en la plaine de Mugnone. Ce tabernacle existe encore. On en trouve mi^moire dans le livre intitulé : « Livre des débiteurs et créanciers de Tbospice de Saintc- Marie-Madefeine, en la plaine de Mugnone, dépendant des frères de Saint-Marc, de 1482 à 1520. » Je rappelle que le 22 septembre 1515 on a mis les figures du tabernacle, à savoir, une Vierge vêtue de noir et un Joseph vêtu de bleu, avec TEnfant, et l'Ane et le boeuf sur la litière, fait de la main d^André délia Robbia, du produit des aumônes procurées et faites par frère Robert Salviati. Dans ce tabernacle sont d'autres figures, également en terre cuite et également précieuses qui, si eUes ne sont pas d'André, sont certainement de son école.
*■ Ces ouvrages ont été aussi conservés. En outre,, on voit de lui, au-dessus de la porte latérale de l'église des • Innocents, du côté du cortile, une fort belle AnnonciatioD) de forme semi-circulaire, qui d'abord était dans l'église sur la table d'uo auteL