II. UttdteûL
/. Â Florence. Sur la loge de San-Paolo, place
de Santa-Maria-Novella. Neuf médaillons et deux moitiés, de forme circulaire, qui remplissent les tympans des arcs. Sept sont des demi-figures de saints et de saintes ; deux représentent Jésus guérissant un malade * . Les chairs sont colorées, les vêtements sont polychromes, les fonds sont bleus. Dans chacun des demirmédaillons qui occupent l'une et l'autre extrémité de la loge, on remarque une tête d'honmie, en bas-relief, ayant l'apparence d'un portrait et le costume toscan du XV* siècle, modelée en terre rougeàtre sans couverte, sur fond bleu émaillé. Si ces deux moitiés de médaillons étaient rapprochées pour n'en faire qu'un , les portraits se regarderaient et les inscriptions , peintes en noir sur les tablettes
* Le musée du Louvre possède un médaillon semblable.
d'émail blanc, qiii sont, sur le premier, âlanno lk93 et, sur le dernier, dâlanno 1451 , n'en formeraient qu'une seule que Ton lirait tout naturellement : dâ- LAUNO 1451 alânho 1495.
Attribué à André par Tatart.
2 . A Florence. Au-dessous de la loge de San-Paolo, place de Santa-Maria-Novella. Sur une porte qui occupe Fextrémité, un bas-relief de forme cintrée. Deux saints y sont représentés s'inclinant Tun vers l'autre ; le sujet est la RENCONTRE DE SAINT DOMINIQUE ET DE SAINT FRANÇOIS. Les chairs sont colorées, les vêtements sont polychromes. Attrfbaé à Anilré par Tatart.
3^ A Florence. Sur la loge de Thospice de Sainte- Maricrdes-Enfants-Trouvés , place de TAnnunziata. Quatorze médaillons circulaires décorent les tympans des arcs. En chacun d'eux est modelé et émaillé en blanc, sur fond bleu, un petit enfant emmaillotté, étendant les bras conmie pour implorer la pitié publique; les bandelettes qui entourent les filles sont serrées et les cachent jusqu'au cou ; elles sont déliées sur le corps des garçons et laissent voir le sexe. Elles sont colorées d'un peu de bleu qu de brun.
Attrtbaéi à André par Vasart.
If^ A Florence. Dans le cloître de l'hospice de Sainte - Marie - des-Enfants-Trouvés. Au - dessus d'une porte, un bas-relief de forme cintrée. Le sujet est l'ANNONCIATION. A. gauche, l'ange Gabriel agenouillé; à droite, la vierge Marie posée sur un prie-Dieu; entre eux, un vase d'où s'échappe ' un lis; dans le haut. Dieu le Père entouré de cinq petits anges. Les figures sont émaillées en blanc, le fond est bleu, les tiges du lis sont colorées en vert , quelques parties du prie-Dieu en brun ; l'encadrement est formé d'une suite de petites têtes d'anges ailées, au nombre de treize, très-variées d'expressions.
Je le croU d*An4ré.
c/l A Florence. Au-dessus de la porte de la Maison royale des dames de Montalve à Ripoli , rue délia Scala. Un bas-relief de forme cintrée. La VIERGE MARIE , portant l'Enfant-Jésus qui est couché en travers, a à ses c6tés saint Jacques et saint Dominique. Les figures sont émaillées en blanc, le fond est bleu ; le nimbe de saint Jacques est de couleur jaune, et la tige d'un lis que porte saint Dominique est verte, jre le croit d'AndrC.
A Florence. Dans la chapelle de la Maison
royale des dames de Montalve à Ripoli , rue délia Scala. Deux bas-reliefs faisant dessus de porte. Le sujet de l'un est rAPPARlTION DE JÉSUS A LA MADELEINE ; et celui de l'autre, SAINT THO- MAS TOUCHANT LES PIEDS DU CHRIST. Les personnages seuls sont en terre émaillée, et ont été ajustés sur des fonds de paysages très -remplis d'arbres et d'animaux, en une matière qui doit être de plâtre peint à l'huile et verni. Le tout est blanc.
Dans la même égUse, à droite et à gauche de la porte d'entrée, ont été rapportés dans la muraille des fragments défrise de 3 mètres environ de longueur sur 0"»,30, dont les motifs sont des tètes d'anges ailées, reliées par des rinceaux. Les reliefs sont blancs, les fonds bleus.
jre les crois d*Aiidré.
7. A Florbnce. Dans la sacristie de l'église de Santa-Maria-Novella, une très-élégante fontaine ayant la fonne d'un petit monument dont le fronton est surmonté de guirlandes soutenues par des enfants nus. Les pilastres sont ornés de fins reliefs, et une partie du fond est revêtue de carreaux émaillés dont les peintures représentent une vue de mer. «e la crois d*AnilrC.
g'. A Florence. Dans la chapelle delà confrérie de
la Miséricorde, place du Dôme, un bas-relief placé comme tableau d'autel. Il est de forme rectangulaire et un peu coupé vers le haut par un cadre rapporté. LA VIERGE MARIE y est représentée assise, contemplant, avec une expression de tendresse maternelle très-heureusement rendue, TEnfant-Jésus qu'elle porte sur ses genoux. Saint Cpsme et saint Damien, debout, occupent l'un et l'autre côté. Dieu le père est figuré dans des nuages , tenant une table sur laquelle on lit la première et la dernière lettre de l'alphabet grec, et deux anges sont à ses côtés. Audessous du bas-relief r^ne une plate-bande étroite que décorent trois compositions» de très-petite proportion, dont les sujets sont l'Annonciation, la Nativité et l'Adoration des Mages. Les reliefs sont blancs, les fonds bleus ; les vêtements sont bordés d'or.
S€ le crois d'André.
0. A Florence. Dans l'église de Santa-Croce, chapelle des Médicis, un bas-relief faisant tableau d'autel. LA VIERGE MARIE, assise, porte l'Enfant- Jésus qui bénit. Deux anges, suspendus dans les airs, tiennent une .couronne au-dessusf delà tète de Marie* Deux saints et une sainte, debout, sont placés en avant : l'un est saint Jean-Baptiste, et l'autre saint Laurent* La composition est renfermée entre deux pilastres»
et sept tètes d'anges ailées décorent la frise dé l'entablement. Les figures sont émaillées en blanc ; sur fond bleu. Le soubassement porte rinscription qui suit, peinte en lettres noires sur émail blanc :
QYESTA OPERA A FAGTA FARE LA COXPAGXIA
Di CASTELSAXGio. Je n'ai pu lire la suite; (je l'ai trouvée telle qu'elle suit dans le commentaire du Vasari de Florence, 184'8... YAXNI. PB LAlflHA. DB BEXEFATORI E OPERATORI. OI OETTA COMPAGXIA.)
St it crolf d'André.
/û. Prâs Florence. Au-dessus d'une porte de l'encdnte de San-Miniato-al-Monte (à l'intérieur), basrelief semi-circulaire, représentant LA VIERGE adorée par deux moines qui, le visage couvert d'un capuchon, sont agenouillés et tiennent en main deàf ëtaeeiïsoirs. Reliefs blancs sur fond bleu;
St le crolf d'Andrée
//. A Florence. Sur la façade méridionale d'Or- San-Michele, et au-dessus de la statue de saint Jean, par Baccio da Montelupo. Un médaillon circulaire. DEUX GÉNIES AILÉS soutiemientun écussonqui porte les emblèmes des ouvriers en soie. Les figures sont émaillées en blanc, lé fond est bleu. Le
d8 CATALOGUE,
cadre est une couronne de fruits émaillés en vert, jaune et violet.
Je le crois d* André.
/Z. A Florence. Dans le vestibule de T Académie des Beaux-Arts. Un bas-relief de forme cintrée. Le sujet est rASSOMPTION DE LA VIERGE. La mère de Dieu est assise au centre d'une gloire céleste qui est soutenue par des ange»; elle présente sa ceinture à saint Thomas , que Ton voit dans le bas, agenouillé près du tombeau de Marie, qui est ouvert et rempH de plantes fleuries ^ Les figures, de petite proportion, sont émaillées en blanc; le fond est bleu, les feuillages sont verts, les nimbes sont dorés. Le cadre est un rang d'oves dorées.
Je le crois d*Andre.
^ Post très dies, angelico cantu cessante, qui aderaBl apostoli, cum unus Thomas qui abfuerat venisset» et quod Deum susceperat corpus adorare yoluisset, tumulum aperuerunt ; sed omni ex parte sacrum ejus corpus nequaquam inTcnire potuerunt, cum ea tantum invenissent in quibus ftierat compositum et ineffabili qui ex iis proOciscebatur, essent odore repleti. (Extrait de saint Jean Damascéne.)— Les peintres et les sculpteurs du moyen âge ont exprimé, sous une forme visible, ce mystère du tombeau vide et ne conservant de la Vierge que le doux parfum dont sont empreints les linges qui ont touché son corps. Ils Tout symbolisé par une pousse naissante de plantes fleuries. La tradition existait encore lorsque Raphaël a peint le charmant tableau que l'on voit aujourd'hui dans la galerie du Vatican.
A^* A Florence. Dans le vestibule de rAcadémie des Beaux-Arts. Un bas-relief de forme cintrée. LA RÉSURRECTION DE JÉSUS-CHRIST. Jésus est figuré sortant du tombeau près duquel sont quatre gardes endormis. Huit anges, groupés deux à deux, sont représentés dans les airs, de chaque côté ^u Rédempteur. Les figures, de petite proportion, sont émaillées en blanc ; le fond est bleu, les métopes qui décorent le tombeau sont d'un ton violacé, les nimbes et quelques accessoires sont dorés. Le cadre est un rang d*oves dorées *.
se le crois d* André.
/^ ' A Florence. Sur un mur du cortile de TAcadémie des Beaux -Arts. Un petit bas -relief. LA VIERGE adorant Jésus couché sur le gazon. Trois anges planent au-dessus ; celui qui occupe le milieu tient une banderolle déployée sur laquelle on lit : GLORIA IN EXCELsis DEC, avec Paccompagnemcnt noté; les deux autres sont en prière. Vers le haut estTEsprit-Saint, sous ïa forme d'une colombe de laquelle s'échappent des rayons dorés. Les reliefs sont émaillésenblanc,le fond est bleu, le gazon vert. Jc le crofts d*AndrC.
« Cette composition a été gravée dans Fouvrage du Cicognara, planche 22, et attribuée, parluf, mats àtart selon moi , à. Luca délia Robbia .
/ir. A Florence. Sur un mur du cortile de l'Aca-
demie des Beaux-Arts. Un petit bas-relief de forme cintrée. LA VIERGE adorant Jésus *. L'Enfant est couché sur le sol. Dieu le Père se voit au-dessus,
/ ; '/ entouré de twâs têtes d'anges ailées, et vers la gauche l'Esprit-Saint figuré par une colombe. L'encadrement est un rangd*oves. Reliefs blancs sur fondbleu. Je le crois d* André.
A Florence. Sur un mur du cortile de l'Académie des Beaux-Arts. Un petit bas-relief. LA VIERGE est représentée adorant Jésus qui est couché près d'une touffe de lis. Deux tètes d'anges se détachent sur le fond, et une couronne est soutenue au-dessus de la tète de la Vierge par deux mains que le sculpteur a supposées appartenir à des corps invisibles. Des rayons dorés s'échappent de la couronne, et la robe est décorée de quelques fleurons d'or. Reliefs blancs sur émail bleu. La même composition est répétée avec un encadrement de fruits réunis en guirlande. ^j^ ^ ^, ^ ^^^^ • , Je le orolf d* André.
A FiESOLE. Dans l'église de Santa-Maria-Primerana. Un bas-relief faisant tableau d'autel. La partie
* Un bas-relief entièrement semblable existe au Musée du Louvre. .... , •
supérieure est cintrée. Le sujet est un CALVAIRE.
Jésus y est figuré sur la croix, et deux anges suspendus dans les airs présentent un calice sous chacune de ses mains. La vierge Marie est debout d*un côté, et saint Jean de Tautre. Marie-Madeleine, agenouillée, tient embrassé le pied de la croix. On remarque vers le bas une tète de mort, et au-dessus du Sauveur, les images du soleil et de la lune. Les reliefs sont émaillés en blanc , le fond est bleu.
Je le crois d* André.
/f; A PiSTOJA. Au-dessus de la porte principale de
la cathédrale. Un bas-relief de forme cintrée. LA VIERGE est représentée à mi-corps, tenant TEnfant-Jésus qui est debout et vu jusqu'aux pieds ; deux anges en adoration sont placés à leurs côtés , et deux autres, suspendus dans les airs, soutiennent une couronne au-dessus de la tête de Marie. Les figures, de grande proportion, sont émaillées en blanc ; le fond est bleu. En avant de ce bas-relief et au centre de la loge qui abrite les entrées de l'église, est une voûte, cintrée en arc, composée de caissons que décorent des rosaces qui se détachent en jaune sur la couleur bleue du fond. Les encadrements de moulures sont émaillés en blanc, de même que les paquets de fruits, très- variés d'espèces, qui ornent les
intervalles entre les caissons. L*arc extérieur de la voûte, retombant sur les deux colonnes qui forment le milieu du péristyle, est une guirlande de firuits et feuillages portant en clef une coquille de saint Jacques.
ouvrage auUientlqae d*André , sons la date de 1505.
A Prato. Au-dessus de la porte de la cathédrale. Bas-relief de forme ogivale. LA VIERGE, debout, à mi-corps, porte dans ses bras TËnfant-Jésus. A sa droite est saint Etienne que Ton reconnaît à un caillou placé sur son front comme le symbole de son martyre ^ ; et à sa droite, saint Laurent. Le cadre est composé de onze petites tètes d'anges, ailées, qui sont ajustées dans les festons en pierre de la sculpture du tympan de la porte. Les reliefs sont émaillés en blanc, le fond est bleu. A Tangle droit inférieur onlitladateli!^89.
Je le crois d* André.
Zû> Vais d'Arezzo, dans la chapelle de Sainte-
< André délia Robbia n*a fait, sur ce point, que se conformer à un usage consacré: ces sortes d'hiéroglyphes chrétiens sont fréquents dans les représentations des saints au moyen âge. Le Pérugin a désigné de la même façon un saint Etienne dans un fort beau tableau qui décore un des autels de régUse du Saint-Esprit, ^ Florence.
Mari&Kles-Grâces. Sculpture en marbre. Uo grand autel formant tabernacle. Deux pilastres ornés d'ara-f besques et portés par des bases qui sont décorées de rinceaux, soutiennent un entablement dont la frise est remplie par une ligne de têtes d anges ailées ; le couronnement est semi-circulaire, et le tympan dércoré d'une demi-figure de la Vierge portant TEnfant-Jésus et adorée par des anges en prières. Cet ordre forme comme un premier cadre qui en renferme un second, cintré par le haut, dont les montants sont composés de deux niches en marbre rouge, superposées, dans lesquelles sont des petites figures de saints en ronde bosse. La partie supérieure, qui forme le cintre, est ornée de huit tètes d'anges ailées, et deux bustes de prophètes tenant en main des légendes remplissent les angles. Ce qui rattache cette œuvre de sculpture en marbre aux travaux en terre cuite émaillée qui ont illustré le nom de Robbia , c'est une magnifique bordure ou cadre central, composée de fleurs et de fruits, et colorée des plus brillants émaux. — Le devant de Tautel est orné de trois demi-figures en bas-relief, qui représentent le Christ entre sa mère et l'apôtre saint Jean. Elles sont en marbre blanc, et le fonë est peint en bleu.
Attribué à André, par vasari.
^/. A Arezzo. Dans la cathédrale, un grand bas-re-
lief, cintré par le haut, faisant tableau d'autel. LA VIERGE MARIEy assise sur un trône, soutient l'Enfant-Jésus qui est debout sur les genoux de sa mère. A sa droite, saint Donato et sainte Madeleine , à sa gauche saint Bernardin et une sainte, forment deux groupes aux côtés du trône. On voit dans le haut Dieu le Père dans une gloire, entouré d'anges en adoration, tenant un livre sur lequel sont tracées les première et dernière lettres de Talphabet grec. L'Espritr-Saint, sous la forme d'une colombe, plane au-dessus de la tète de la Vierge. Le soul)assement est décoré de trois petites compositions en couleurs sur fonds bleus dont les sujets sont une Communion, la Nativité, un Martyre. Le cadre est formé par des groupes de fruits. Les chairs sont émaillées en blanc, les vêtements et les accessoires sont polychromes, le fond est bleu. ( .
Attribué à André par Tasart.
^2. A Arezzo. Dans la cathédrale, un grand bas-
relief, cintré par le haut, faisant tableau d'autel. DIEU LE PÈRE soutient dans les airs la croix sur laquelle Jésus est attaché. Douze anges sont placés deux à deux sur les côtés ; des tètes ailées les entourent, et au pied de la croix on voit saint Donato et saint Bernardin agenouillés et en prière. La base est
décorée d^une frise étroite et allongée, dont le centre est un médaillon circulaire renfermant Timage de la Vierge qui porte TEnfant- Jésus; sur chacun des côtés, quatre moines encapuchonnés sont à genoux et en adoration. L'encadrement, formé par vingt-trois tètes ailées, est renfermé dans une seconde bordure de fruits et de feuillages émaillés en couleurs. Tous les reliefs décrits sont en blanc sur fonds bleus.
AttrllMié à André, par VasarL
ZS. A Arbzzo. Dans la cathédrale. Trois figures, en
ronde bosse, réunies en groupe. JÉSUS est couché sur un tertre de gazon qui est émaillé en vert; MARIE, agenouillée, le contemple; un ANGE, .. pendu en l'air au moyen d'une tige en fer, plane audessus de la Vierge, et porte une banderolle sur laquelle on lit : DE QVA natys est deys. Les trois statues sont émaillées en blanc« se les erolB d*ADdré.
^/^ . A Abezzo. Dans la cathédrale. Un bas-relief dont
le sujet est L'ASCENSION DE LA VIERGE. Reliefs blancs, fond bleu.
Un bas-relief engagé dans la muraille et composé de fragments réunis. Deux saints en adoration ont été placés près d'un groupe de la vierge Marie et
de son Fils enfant. Les figures sont émaillées en blanc, le fond est bleu; le cadre est composé de fleurs et de fruits en couleurs finement modelés, et est soutenu par deux anges qui semblent rapportés.
se le crois d* André,
^^. A Arezzo. Dans l'église de Santa-Maria-in-
Grado. Un bas-relief faisant tableau d'autel. LA VIERGE MARIE , debout , porte dans ses bras l'Enfant-Jésus, et le regarde avec tendresse; deux anges, suspendus dans les airs , tiennent d'une main une couronne au-dessus de la tète de la Vierge, et de l'autre soulèvent son manteau dans les plis duquel sont abrités de nombreux personnages des deux sexes et de différents âges. Saint Pierre et un autre saint sont posés debout, de l'un et l'autre côté, et l'on voit, tout-à-fait vers le haut, la tête et un bras de Dieu le Père qui bénit. Les figures sont émaillées en blanc sur fond bleu ; les couronnes et les nimbes sont jaunes. L'encadrement, cintré par le haut, est formé de paquets de fruits de couleurs variées. Le soubassement est composé de cinq divisions où sont figurés, en très-petite proportion, saint Michel pesant une âme, la Mère de Dieu , Jésus-Christ , l'apôtre saint Jean, un autre saint portant une croix. Reliefs blancs, fonds bleus.
Attribué à André par vatarl,
Cf. III. /SV Z^-^'^^^^-
/ A Florence. Dans l'église du couvent de Saint-
Jérôme, pour les pauvres filles abandonnées , converti depuis peu en collège pour les fils des militaires, via délie Poverine. Une grande composition faisant tableau d'autel. Le sujet principal est la NATI- VITÉ. Jésus est couché, au premier plan, et adoré par saint Jean, enfant. La vierge Marie et Joseph sont agenouillés près d'eux; en arrière de la Vierge est un ange portant un agneau ; trois anges tenant une banderoUe sont figurés au-dessus , chantant , et plus haut on en voit un qui soutient une gloire ornée de tètes ailées et d'une image du Saint-Esprit , au centre de laquelle est Dieu le Père bénissant. L'ensemble du tableau est complété par une figure et un groupe de bergers avec leur troupeau , et au-dessus l'étoile qui annonce la naissance du Sauveur. Ces figures accessoires sont de très-petite proportion, de façon à simuler leur éloignement par un effet de perspective. Le cadre, cintré par le haut, est une guirlande de fruits et de feuillages ; en dehors du cadre et en suivant le contour, sont engagés dans la muraille des groupes d'anges et des figures isolées. Quatre for-
7S GÀTALOaUE.
ment au faite une sorte de couronnement : l'un joue de la harpe, un autre de la guitare, un troisième du violon, le dernier de la flûte. Au-dessous sontfîgurés, dans des nuages, d'autres anges, dont l'un joue du tambour de basque et l'autre de la flûte. Plus bas et de chaque côté, deux qui sont en prière ; plus bas encore, deux qui sont agenouillés et portent des candélabres. Sur les socles des deux derniers, qui occupent l'un la droite, l'autre la gauche, qui sont en ronde bosse, mobiles et de plus grande proportion , on lit :
FILIFS DATVS EST NOBIS. PVER NATUS EST NOBIS.
La base du petit monument est ornée d'un basrelief étroit et allongé dont la composition forme deux groupes : l'un est l'adoration des Mages, et l'autre la marche de leur cortège. Sur un cartouche qui occupe le centre on lit le millésime ano mdxxi, et la même date est répétée dans deux cartouches latéraux, à la suite des inscriptions, peintes en noir sur émail blanc, qui nous ont conservé le nom du donateur et celui du sculpteur.
HOC . OPVS . FECIT . HOC OPVS . FECIT lOANES