‹ Les Della RobbiaChapitre 27 sur 65 · CLASSIFICATION PROPOSÉE PAR M. ALLAN MARQUAND · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION PROPOSÉE PAR M. ALLAN MARQUAND

(. American Journal of Archœology, 1894.)

1400-1430. Madone Drury Fortmim, 1428.

» Adoration des bergers, du South Kensington Muséum. » Vierge et six Anges, du Louvre.

» Vierge dans une niche, du South Kensington Muséum.

» Evangélistes de la Chapelle Pazzi (Œuvres de Bru-

nelleschi, en 1420). 1

1430-1440. Vierge et quatre Saints, du Louvre.

» Madone et deux Anges, de Berlin (n° 113 du catalogue).

» Madone de San Pierino.

» Madone du Palais Frescobaldi.

» Madone d’Or San Michèle.

» Apôtres de la Chapelle Pazzi.

» La Visitation de San Giovanni fuorcivitas de Pistoie.2 » Madone de la Via dell’Agnolo.

1 Au sujet de cette date, je dois faire remarquer que les derniers travaux de la critique et notamment ceux de M. de Fabrizi ont prouvé que la Chapelle Pazzi n’avait pas été commencée avant 1430, et que la décoration de cette Chapelle ne fut entreprise que postérieurement à l’année 1442. (Voir Müntz, A travers la Toscane — Tour du Monde, 1894, 2ème semestre, page 263.)

2 Nous étudierons et nous reproduirons cette œuvre en parlant d’ Andrea.

LUC A DELLA EOBBIA.

1430-1440. Madone avec deux Anges, de forme ronde, du Bargello.1- » Madone de la collection Gavet, aujourd’hui appartenant à M. Mar quand.

» Madone de Berlin (n° 116 A du catalogue).

1440-1450. Tabernacle de Peretola.

» Crucifixion de l’Impruneta.

» Madone de la Porte de bronze, du Dôme.

» Madone aux roses, du Bargello.

» Madone peinte, de Berlin.

» Madone de l’Hôpital des Innocents.

1450-1460. Madone d’Urbino.

» Madone du Marquis Viviani.

» Madones de l’Impruneta.

» Madone à la pomme, du Bargello.

» Madone avec l’Enfant langé, du Bargello.

» Madone à la pomme, de Berlin.

» Madone de Berlin (n° 116 B du catalogue).

1460-1482. Madone de la collection Foule.1

» Tabernacle de la Sainte Croix à l’Impruneta.

Le lecteur remarquera quelle différence il y a entre cette classification et celle que je propose. Je n’accepte l’attribution d’aucune œuvre à Luca antérieurement à 1430, date du commencement des travaux de la Cantoria. Je considère d’autre part la Madone de San Pie rino et la Madone d’ Or San Michèle comme représentant l’art de Luca à son plus haut point de perfectionnement et, par conséquent, au lieu de les classer dans

1 Nous étudierons et nous reproduirons ces œuvres en parlant d’Andrea.

CLASSIFICATION DES ŒUVRES DE LUCA

la décade de 1480 je les reporte à une date postérieure à 1450. On remarquera aussi les dates assignées par M. Marquand aux Évangélistes et aux Apôtres de la Chapelle Pazzi.

Dans le classement des œuvres de Luca, tel qu’on l’avait proposé jusqu’à ce jour, il y avait quelque chose d’inexplicable, c’était de ne pouvoir classer aucune œuvre dans les dernières années de sa vie. Il n’est pas naturel qu’un artiste qui, de 1430 à 1460, dans une courte période d’une trentaine d’années, a produit l’œuvre considérable dont nous venons de parler, se soit si brusquement arrêté. Ce fait, il est vrai, pouvait trouver son explication dans un état maladif, et les documents confirment cette hypothèse. En 1471, nous voyons Luca faire son testament, ce qui est déjà le témoignage de quelque inquiétude. Mais un autre document est plus explicite. La même année, il était élu Président de la Corporation des artistes florentins ; or il refusa cet honneur en alléguant que son grand âge et ses infirmités ne lui permettaient pas, sans danger pour sa personne, de remplir de telles fonctions : « dicens et asserens se esse et etate et infirmitate adeo gravatus quod sine periculo sue persone dictum officium exercere non posset. » (Gaye, Carteggio , I, 185.)

Cet état maladif étant constaté, il faut néanmoins reconnaître qu’il ne fut pas assez grave pour arrêter la production de Luca, et nous avons cru pouvoir classer dans les vingt dernières années de sa vie un nombre d’œuvres assez considérable : les Vertus de San Miniato, les Évangélistes de la Chapelle Pazzi, la Coupole du Portique de cette Chapelle, les Médaillons du Musée de Cluny, les Armoiries d’Or San Michèle, du Roi René,

et du Palais Quaratesi, les importants travaux de l’Impruneta et la voûte de l’église San Giobbe, à Venise.

Je m’excuse de l’insistance que j’ai mise à déterminer la date des œuvres de Luca, mais l’œuvre d’un maître n’est vraiment connue que le jour où elle est classée.

TUBALCAIN.

Bas-relief du Campanile.

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