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LE BAPTÊME DU CHRIST

Fonts baptismaux de Santa Fiora.

A Santa Fiora, une troisième œuvre est la réplique,, dans un style plus avancé, du Betable de l’église Sainte Marie des Anges d’Assise, représentant, au centre, le Couronnement de la Vierge et, sur les côtés, Saint Françoisrecevant les stygmates et Saint Jérôme dans le désert.

ŒUVRES D’ANDREA

Enfin, il existe encore à Santa Fiora une Chaire ornée de trois bas-reliefs, mais c’est une œuvre tout à fait vulgaire, qui ne rappelle en rien l’art d’Andrea et qui doit dater de la seconde moitié du XVIe siècle.

§ 3e.- TROISIÈME MANIÈRE.

Les dernières œuvres que nous venons d’étudier appartiennent à la seconde manière d’Andrea, qui se distingue par la richesse de la composition et la complication des draperies; mais cette manière ne dura que quelques années et disparut dès la fin du XVe siècle.

Au début du XVIe siècle, une profonde évolution se produisait dans l’art de la sculpture, et le style florentin, parvenu à la complication de Pollaiuolo et de Verrocchio, allait brusquement se transformer sous l’action de la Kenaissance; Andrea va subir l’influence de ce mouvement.

Ce style nouveau sera caractérisé chez Andrea par une manière plus ample, plus robuste, mais en même temps plus lourde. Les membres sont plus gros, la musculature plus savante, les draperies traitées par masses plus larges.

Je place à ce moment Y Alltel de Sainte Marie des Grâces d’Arezzo. C’est le seul travail en marbre que nous connaissions d’Andrea, et, au premier abord, il peut paraître surprenant que nous classions dans la vieillesse d’Andrea, aux environs de 1500, un travail qui semblerait plutôt demander la main d’un jeune homme que celle d’un artiste âgé de plus de 65 ans ; mais toutes les parties de cette œuvre nous disent cette date : la guirlande de fruits, très étudiée, très surchargée,

AUTEL de marbre de l’église de Santa Maria delle Grazie à Arezzo.

ŒUVRES D’ANDREA

semblable à celle de Pistoie, les arabesques plus avancées de style que dans aucune autre œuvre d’Andrea, avec des oiseaux, des cornes d’abondance, des dauphins, des griffes ailées. De plus, les formes amples de la Vierge et des Anges du tympan sont tout à fait caractéristiques du style de cette époque. Autour de l’autel, dans des niches, selon une méthode nouvelle chez Andrea, sont placées quatre figures de Saints, du travail le plus exquis ; et sur la base de l’Autel, est la plus importante et la plus belle Pietà qu’il ait faite, en imitation de la Pietà de la Tombe Federighi de Luca.

La Madone qui décore le tympan de l’Autel d’Arezzo représente un nouveau type dans la série des Madones d’Andrea. La Vierge, il est vrai, ne change guère ; presque toujours assise, ou vue à mi-corps, elle penche la tête sur l’enfant Jésus. Les variations ne consistent que dans l’attitude de l’enfant. Ici il est vu de face; assis sur un coussin, il baisse un de ses bras pour saisir la main de la Vierge et il soulève l’autre pour jouer avec son voile.

Ce type se retrouve dans une très belle Madone du Bargello connue sous le nom de Vierge au Coussin Un autre exemplaire plus tardif et moins beau, œuvre d’atelier, appartient à la Cathédrale d’Arezzo (n° 9704 d’Alinari).

Peut-être faut-il classer à la même époque la Madone del Soccorso de l’église Sainte Marie in Gradi d’Arezzo. De toutes les Madones d’Andrea c’est celle qui présente la plus riche composition. La Vierge est

1 Une réplique de cette Madone, dans un cadre rond, faisait partie des collections de San Donato. Elle a été gravée par MM. Cavallucci et Molinier (Op. cit., p. 75).

VIERGE AU COUSSIN du Musée National.

debout et, sous son manteau que deux Anges soulèvent, elle abrite le peuple agenouillé. À ses côtés se tien-

MADONE DEL SOCOORSO de l’église de Sainte Marie in Gradi à Arezzo.

nent Saint Pierre et Saint Hilarion ; dans le Ciel, le Saint-Esprit et Dieu le Père complètent la Trinité. Sur la prédelle Andrea, comme dans l’Autel en marbre^

représente le motif de la Pietà: la Vierge et Saint Jean aux côtés du Christ.

Sur une porte du Mont de Piété de Florence, une figure de Christ est la réplique du Christ de la Pietà d’Arezzo.

Le Musée de Berlin a acquis récemment une Madone qui est attribuée à Luca et que nous considérerions

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