TABERNACLE
de l’église des Saints Apôtres à Florence.
TABERNACLE la Cathédrale de Bolsène.
dans
GIOVANNI DELLA KOBBIA.
où il affirme sa personnalité, ou il s’éloigne complètement du style de son père, c’est dans les jolis basreliefs de la prédelle, représentant trois scènes de la vie de Sainte Christine: scènes bien ordonnées, d’une vive allure et spécialement intéressantes par ce fait que tous les personnages sont nus ou vêtus d’armures collantes.
On dit que les basreliefs de Bolsène ont été exécutés aux frais du cardinal Jean de Médicis, plus tard pape sous le nom de Léon X, quand il résidait à Bolsène en qualité de légat du Saint-Siège. Comme, dans aucune autre oeuvre de l’école des Délia Bobbia, nous ne retrouverons une telle recherche de l’étude des formes nues, on pourrait voir là une action spéciale exercée par le cardinal Jean de Médicis. Giovanni, en adoptant ce style, a voulu plaire à cette famille des Médicis qui, dans les arts plastiques, furent
dans la Cathédrale de Borgo Sansepolcro. les véritables promoteurs
du style de la Renaissance.
Le Tabernacle de la Cathédrale de Borgo Sansepolcro et celui de Santo Stefano in Pane près de Florence sont
aussi des œuvres intéressantes de Giovanni délia Robbia.
Avant d’aller plus loin, avant d’étudier les œuvres qui appartiennent à la seconde manière de Giovanni,,
ŒUVRES DE GIOVANNI
et qui constituent un style personnel, il faut parler de quelques travaux de caractère mal déterminé, que nous aurions pu classer dans les dernières années d’Andrea, mais qui doivent plutôt être attribués à son fils ou à ses élèves.
La Vierge de Gallicano, par exemple, qui est une belle œuvre, assez différente des Vierges d’Andrea, représente un style moins pur et déjà plus avancé. Ces figures, si particulièrement allongées, ces plis durs, dessinant mal les formes, cet enfant à la pose tourmentée, ces saints qui ressemblent à des bellâtres, ce n’est plus l’art d’Andrea et il suffit de comparer la partie principale du Retable avec les figures du tympan et de la prédelle qui sont copiées sur des œuvres de ce maître, pour comprendre la différence des deux styles. Il est possible que cette Vierge soit l’œuvre de Giovanni, mais on doit reconnaître que c’est une des œuvres dans lesquelles on retrouve le moins les formes familières à l’école des Délia Robbia.
Dans le Jugement dernier de Volterre, daté de 1505, la figure de l’Archange Saint Michel est digne d’Andrea, mais le style des Anges qui entourent le Christ ne rappelle plus du tout le style de ce maître et rend plus vraisemblable l’attribution à Giovanni. On remarquera