LAVABO
Giovanni della Robbia
ŒUVRES DE GIOVANNI
vanni à renoncer aux formes délicates, familières à son père.
Un dernier trait à noter est le développement du tympan, qui, surtout par le fait de sa large guirlande, prend une importance plus grande qu’il n’en avait ordinairement dans les œuvres d’Andrea.
Par analogie avec le Lavabo de Sainte Marie Nouvelle, en raison de la grande dimension du tympan, de l’épaisse guirlande qui l’entoure, des formes très lourdes des enfants qui soutiennent cette guirlande, je crois pouvoir attribuer à Giovanni le Tabernacle de l’église des Saints Apôtres à Florence. Aux côtés du Tabernacle, deux figures d’Anges écartant des rideaux sont assez belles pour justifier l’attribution de ce Tabernacle faite parfois à Andrea. On notera le style très avancé des arabesques.
S’il y a des doutes pour l’attribution du Tabernacledes Saints Apôtres à Giovanni, je pense qu’il ne saurait y en avoir pour l’attribution à ce maître du Tabernacle de Bolsène.
Giovanni, qui, dans le Lavabo de Sainte Marie Nouvelle, avait emprunté à Desiderio le motif de son encadrement de guirlandes, montre ici quelle profonde impression ce maître avait exercée sur lui et il copie,, presque trait pour trait, le Tabernacle de Desiderio à San Lorenzo, notamment le joli motif du tympan représentant l’enfant Jésus debout, les pieds posés sur le calice de l’Eucharistie.
Aux côtés du Tabernacle, deux figures d’Anges tenant des candélabres, sont tout à fait différentes des figures d’Andrea et nous montrent le style de Giovanni se manifestant sous une forme originale. Mais, là surtout