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PORTE DE LA SACRISTIE DE SAINTE MARIE DES FLEURS, A FLORENCE

ŒUVRES DE LUCA

jusqu’à ce jour exécuté que des travaux en marbre et que, par conséquent, il n’est pas logique de supposer qu’il ait été choisi comme fondeur, ainsi que le disent un peu légèrement les historiens qui se sont occupés de cette Porte.

Si nous songeons que Michelozzo fut surtout un architecte, que, dans ses œuvres d’architecture et de sculpture, il est le plus souvent sobre et un peu sévère, que Luca d’autre part, dans la Cantoria du Dôme et dans ses autres œuvres, s’est toujours montré plus épris que Michelozzo de la richesse brillante du décor, il semble que nous devions attribuer à Michelozzo luimême l’ordonnance un peu froide et triste de la Porte.

En outre, si nous examinons cette Porte avec attention, nous remarquerons une certaine différence entre ses diverses parties. On peut j reconnaître aisément deux manières, dont l’une comprend les quatre reliefs inférieurs représentant^les Docteurs de l’Église, et l’autre, les quatre reliefs représentant les Évangélistes.

Les reliefs des quatre Docteurs sont certainement moins beaux que les autres. Leur style moins pur, les draperies plus rudes et plus anguleuses, particulièrement le caractère des anges d’un sentiment moins fin, moins poétique, moins religieux, font penser que Michelozzo, plus que Luca, a eu la prépondérance, sinon une part exclusive, dans cette partie du travail.1 2

1 Le document publié par M. Cavallucci ( Santa Maria del Fiore,

2e partie, page 137) qui dit que Verrocchio fournit en 1467 à Luca et à Michelozzo le bronze nécessaire pour fondre les deux dernières histoires de la Porte de la Sacristie, prouve que, malgré le contrat de 1464, qui désignait Luca comme seul chargé de terminer cette Porte, Michelozzo n’a cessé de s’y intéresser et y a collaboré jusqu’à son achèvement définitif.

LUC A DELLA EOBBIA.

Par contre, c’est Luca

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