‹ Les démocraties antiquesChapitre 15 sur 120 · S 8. - LOIS CIVILES ET CRIMINELLES · texte numérisé non relu

S 8. - LOIS CIVILES ET CRIMINELLES

A côté de ces lois politiques, Selon avait rédigé un ensemble de lois civiles et criminelles qui réglaient les relations des personnes et la répression des délits. Nous les connaissons mal, et il n'est pas douteux que l'on n'ait attribué parfois à Selon beaucoup de lois postérieures. Le nom de Selon devint vite, comme celui d'Homère, une sorte de nom collectif, auquel on rapportait une foule de créations dans lesquelles on croyait reconnaître, avec UQe haute antiquité, les traits

l'évolution politique d'athènes 55

dominants qui caractérisaient son œuvre. Mais le caractère général, du moins, n'en est pas douteux, et quelques lois importantes suffisent à le révéler.

Le code de Dracon était abrogé, sauf en ce qui concernait les homicides. Un esprit tout nouveau pénétrait le code de Solon. Pour la première fois, Athènes reconnaissait dans sa législation ce scnliment d'humanité (œiXavôpwTrfa) dont elle fut toujours fière, et avec grande raison. Elle y reconnaissait aussi une raison libérale où elle démêlait Justement le principe essentiel de la démocratie.

L'esprit de clan cédait la place à l'esprit de famille et à l'individualisme. Solon défendait la famille naturelle contre la tyrannie du ^évoç par la liberté de tester donnée au père*; il protégeait la fortune de cette famille par les lois sur la dot des héritières^; il voulait que le père s'occupât de l'éducation de ses enfants 3; il encourageait l'activité des individus par la pratique de l'industrie et (lu commerce*, qui devait les affranchir des grands propriétaires fonciers en même temps qu'elle suppléait à la pauvreté du sol de l'Altique ; il voulait attirer les travailleurs et les gens de métier par

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