EPILOGUE
Il y a quelques années — c'était avant l'absorption par la Prusse des petits Etats qui formaient autrefois le faisceau de la confédération germanique — le marquis de Maillane fut enfin promu au grade de ministre plénipotentiaire, et envoyé, à ce titre, dana une des principautés de TAIIemagne du Nord. Cédant alors aux sollicitations de sa sœdr et de son beaufrère, M. et Mme de la Tour Ghampbois, séduit peut-être pai le tableau du bonbeur sans nuages qu'ils avaient trouvé Tun et l'autre dans leur union, Octave se détermina à faire une fin, et à se marier à son tour.
On lui avait fait comprendre d'ailleurs au ministère des affaires étrangères que le rôle d*homme à bonnes fortunes était difficilement conciliable avec les devoirs d'un agent diplomatique, placé en évidence hors de son pays, et que k scandale de certaines aventures galantes avait bien pu ralentii l'avancement qu'il venait d'obtenir d'une façon assez tardive. La personne sur laquelle il avait fixé aon choix appartenait à la fois à l'aristocratie allemande et à l'aristocratie moscovite. Son père était le principal ministre du duc régnant; sa mère, qu'elle avait perdue de très-bonne heure, était Russe. Sans être précisément une beauté, la jeune fille dont il s'agit avait de la grâce et de la distinction. Elle était fort bien faite, svelte, mince, assez grande, très-apte enfin à représenter J j gnement la France dans les salons de M. le ministre plénipt^ tentiaire dont elle était appelée à faire les honneurs. Inuiil»] d'ajouter qu'elle apportait à son futur une fortune assez co «idérable*
Il faut dire tout de suite, à la décharge d'Octave, que c^étai' ce dont il avait cru devoir se préoccuper le moins. Enclin par
LES DEMOISELLES DE SAINT-DEMIS. Zti
Tocation au célibat, il se mariait comme on prend l'uniforme du régiment dans lequel on est appelé à senrir, sans s'in • quiéter de tous les appendices que le règlement a déterminés et en demandant seulement aux fournisseurs de se montrer ponctuels dans leurs liYraisons.
M. de Maillane avait espéré que sa sœur et son beau-frère pourraient yenir l'assister dans cette circonstance solennelle. Mais Valentine se trouvait alors dans une position intéressante. M. de la Tour Ghampbois allait être père pour la troisième fois, et il n'était pas homme à s'absenter en pareille conjoncture. Il fallut donc se contenter des témoins qu*Octaye trouva sur les lieux mêmes.
L'un de ces témoins fut le jeune énervé appartenant jadis au même cercle qu'Octave et dont on n'a pas peut-être perdu tout souvenir ; ce joli monsieur si élégant dans sa mise, si raffiné dans son langage et ses manières, cet efféminé en qui semblaient reyjyre à la fois les mignons du temps de Henri II et les muscadins du directoire, celui-là enfin pour qui Palamède Morgan, grftce à ses chroniques de high lifej était passé dé son vivant à l'état de demi-dieu dans Tolympe des le!tres.
Ce jeune décavé, après avoir été attaché d'ambassade et congédié, on n'a jamais bien su pourquoi, appartenait doré* navant corps et âme à ce monde d'oisifs qui ont leur quartier général à Paris pendant l'hiver et qu'on rencontre l'été d^ns les villes d*eaux à la mode, ceMes surtout où le culte de la roulette est resté en honneur. Jadis possesseur d'une brillante fortune, il l'avait fort écornée, sinon même épuisée. Le jeu sous toutes ses formes, bourse, sport, cercle et roulette, en avait pris une assez bonne part, et les impures en renom n'avaient fait que quelques bouchées du reste.
Toutefois, grâce à l'appoint de sa figure, de sa tournure et :> surtout à un beau nom, joint à d'illustrés alliances, il avait it conservé ses grandes et petites entrées dans les salons les plus r aristocratiques. On nous permettra de le désigner seulement i sous le nom de comte de**"^.
M. de Maillane, si léger que nous l'ayons toujours connu ;$i et qu'il était resté peut-être en passant de la jeunesse à la' maturité de l'â^e, c'est-à-dire à trente-six ans environ, nilrïïît.
MS LES DEHOISELLSS
k coup sûr, choisi un tout autre témoin que le comte de^**, pour remplacer son beau-frère, s'il n'avait eu celui-là en quelque sorte sous la main. D'ailleurs le comte de*** élait, sous tous les rapports^ un homme de son monde ; enfin c'était, sinon un ancien ami, du moins un camarade, et de plus un Français.
Le jour de la signature du contrat, le père de la jeune fiancée, suivant un usage qui appartient à toutes les nations civilisées^ crut devoir réunir toutes les persounes de distinction dont se composait la société de la métropole allemande où son futur gendre venait d'être appelé à représenter le gouvernement de son pays.
Il est aisé de se rendre. compte du trouble violent qui s'empara de M. de Maillane lorsque, à un moment donné, il vit apparaître au milieu de cette foule de gens, rassemblés pour lui offrir, ainsi qu'à la future marquise, leurs félicitations, un personnage qui a joué dans ce récit un rôle trop important pour qu'on ait pu l'oublier : c'était le prince Yvanof.
Le prince était assez proche parent de la jeune fiancée, du côté maternel. Toujours nomade, comme le isont généralement ceux de ses compatriotes auxquels leur fortune permet de se livrer à leur goût dominant de pérégrinations^ disposé d'ailleurs plus que tout autre à cette vie errante et vagabonde par des circonstances qu'on a pu apprécier, il se trouvait alors en Allemagne, cherchant dans les fiévreuses émotions que donne le jeu, et même, ajoutait-on à voix basse^ dans l'ivresse, des distractions à ses sombres ennuis et à des souvenirs plus sombres encore.
En se trouvant pour la première fois, face à face avec lui, après la catastrophe de l'avenue Montaigne, qui remontait alors à sept ou huit ans, Octave tressaillit, et une sueur froide envahit son front. Toutefois il avait trop l'usage du monde, pour ne pas faire bonne contenance. Aussi bien, le prince s'était avancé vers lui avec cet invariable sourire tout glacé dont ses lèvres gardaient machinalement l'empreinte, et lui tendant la main, comme s'il ne s'était absolument rien passé entre eux, il s'écriait avec son flegme accoutumé :
-- Oh ! nous sommes de vieilles connaissances, M. le marquis de Maillane et moi, et il est parfaitement inutile de nous
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présenter Tun à l'autre. Il était écrit que nous nous retrouTe» rions tôt ou tard, n'est-ce pas, mon cher marquis? Par exemple je ne croyais pas que tous entreriez jamais dans ma famille.
— Ni moi non plus^ prince, balbutia Octaye,
— Quoi qu*il en soit, reprit le prince^ croyez bien quç je m'en félicite autant que je m'en honore.
M. de Maillane s'inclina sans pouvoir répondre à cette phrase courtoise, qui semblait d'ailleurs prendre une tout autre signilication par Taccent amèrement ironique avec le* quel elle venait d'être débitée.
Le prince s'éloigna ensuite. Il était outrageusement ridé et parcheminé^ car, tout en restant sec et maigre, il avait beaucoup vieilli ; son teint était jaune et plombé, et ses yeux verts semblaient éteints bien qu'un peu larmoyants, comme cela arrive aux personnes qui se livrent au culte de la dive bouteille.
Après que toutes les présentations eurent été faites, le comte de '^'^'*^ s'approcha de son ancien compagnon de plaisirs.
-^ Mon cher Maillane, lui dit-il, je ne savais pas que tu eusses été en relations avec le prince Yvanof; tu-nem'en avais jamais parlé.
— Il est vrai, répondit évasivement le diplomate; mais il y a si longtemps de cela, et puis nos relations ont été de courte durée.
— J'espère pour toiy reprit le comte, qu'il ne s'agissait pas de relations de jeu; car ce boyard a un bonheur insolent, et je n'ai jamais pu me trouver en contact avec lui sans qu'il m'ait raflé tout ce que j'avais dans ma bourse.
— Oh I reprit Octave, j'ai tous les défauts, excepté celui d'être joueur.
— Sais-tu, repartit le comte, que le prince Yvanof est fort riche ?
— On le dit.
' — Et qu'il a la manie d'emporter avec lui une bonne part de sa fortune partout oîi il se rend en voyage?
— Ah bah 1
— Oui nion cher; c'est un drôle d'original que ton futur parent, et je souhaite que tu puisses te trouver au nombre de
869 héritiers, en qui pourrait bien l'arriver de par la femme^ à la famille de laquelle je crois qu*il lienl d'assez près. Il y aura surloul dans la succession certain coffre dont il ne se sépare jamais dans ses voyages et qui contient, dit-on, des trésors incalculables : des diamants de TOural à remuer au boisseau, de Tor et des billets de banque de tous les pays ; cela fait venir Teau à la bouche, rien que d'y penser.
— Diable! fil Octave assez distraitement, ce n'est pas trèsprudent de la part du prince Yvanof d'emporter tout cela en . voyage.
— Que veux-tUy mon bon, c'est là une manie de boyard. Tant pis pour lui s'il lui arrive d'être volé, quoiqu'il ait toujours un grand diable de chasseur couché à sa porte comme un ours ! Vrai ! ce serait pain bénit.
— Pourquoi cela?
— Parce qu'il est avare comme Harpagon, et que comme lui il passe les jours et les nuits en contemplation devant sa chère cassette. Il est infect ce boyard -là, ma parole d'honneur !
Après une pareille boutade, le comte de *** pirouettant sur ses talons, s'empressa d'aller donner une cordiale poignée de main à celui qui venait d'être l'objet de ce singulier panégyrique. C'est ainsi que les choses se passent dans le monde, et il y a là un sujet de puissantes consolations pour ceux qui n'y vont pas.
A la suite de cette soirée décentrai, le marquis de Maillane ne laissa pas de se préoccuper un peu des suites possibles d'une aventure qui avait réveillé pour lui plus d'un souvenir de deuil, et il est probable que si son mariage n'avait pas été aussi avancé, il eût saisi pour le rompre le premier prétexte ~ qui aurait pu se présenter. Mais, une fois le contrat signé, il était bien difficile d*en venir à une pareille extrémité. D'ailleurs le prince Yvanof était tout simplement de passage dans la petite capitale germanique où il venait de le rencontrer si inopportunément, et Ton pouvait présumer qu'aussitôt le mariage de sa parente célébré, il s'empresserait de reprendre ses habitudes de locomotion.
Quoi qu'il en soit, le jour fixé pour la bénédiction nuptiale était arrivé, et cette cérémonie devait se faire en grande
DE SâINT-DINIS. Seft
pompe, ainsi qu'il convient, quand il s'agit de futurs conjoints aussi haut placés que le ministre plénipotentiaire du gouvernement français et la fille unique du premier ministre d*un duc régnant de Tex-confédération germanique.
Tout le monde se trouvait réuni dans les salons de Son Excellence, où l'on n'attendait plus que deux des témoins, l'un du côté du marié, l'autre du côté de la mariée, savoir : le comte de *** et le prince Yvanof, auquel on n'avait pu se dispenser, eu égard aux liens de parenté qui existaient avec lui, de déférer cette tâche, au moment où on l'avait vu arriver d'une façon si inopinée.
Bien plus, Son Excellence n'avait pas voulu soufirir que le prince Yvanof demeurât logé dans le principal hôtel garni de la résidence où il était descendu, et on l'avait installé dans un pavillon isolé dépendant de l'hôtel du ministre. Il y avait là tous les éléments d'une installation des plus confortables non-ieulement pour le prince Yvanof, mais pour les domestiques qui l'accompagnaient.
Entre ces domestiques, figurait toujours au premier rang le fidèle moujick que l'on sait et bien que cet homme eût pu se loger aisément comme ses camarades dans une chambre quelconque du pavillon, il s'était obstiné^ conformément sans doute aux ordres de son maître et en vertu de sa constante habitude^ à se coucher en travers de la porte de la chambre à coucher du prince, étendu sur sa peau d'ours de Sibérie et armé jusqu'aux dents.
Des deux retardataires, ce fut le comte de *** qui parut le .premier. Il s'excusa de son retard^ en annonçant qu^il avait été un peu souffrant a^ant eu la maie chance en rentrant chez lui, à une heure assez avancée de la nuit, d'être attaqué par des voleurs. Ceux-ci avaient cru sans doute qu'il revenait la bourse bien garnie, après avoir passé toute la soirée et même plus que la soirée au jeu; mais la vérité l'obligeait de déclarer qu'il n'en était rien^ et que le prince Yvanof, son adversaire, bien qu'à moitié ivre, l'avait encore une fois littéralement plumé. Au surplus il ne lui avait pas gardé rancune pour cela, puisqu'il l'avait reconduit lui-même jusqu'à la porte du pavillon qu'il occupait, et c'était en le quittant qu'il s'était vu attaqué par des malandrins.
Le fait esl que le jeune comte était fort pâle et que sa. charmante figure portait des traces d*égratignures toutes récentes; mais il faut croire qu'il s'était énergiquemeut défendu, puisqu'il en ayait été quitte à si bon marché.
Seulement, chose étrange, une partie des cheveux du jeune énerfé avaient blanchi. Comme il était fort blond, d'abord on ne s'en aperçut pas; mais bientôt lorsqu'il se trouTa placé au grand jour, cette particularité qui lui avait échappé à luimême parut produire sur tout son être une impression des plus pénibles.
— Il faut, mon cher comte, reprit M. de Maillane, que tu aies eu bien peur; mais je suppose que tu t'es empressé de faire ta déclaration au grand maître de la police ; tu peux compter qu'en ma qualité de plénipotentiaire, je ne négligerai rien pour découvrir les coupables. Un compatriote 1 cela me regarde.
— Oh! reprit l'énervé avec affectation, je te prie, Maillane, de n'en rien faire. Les pauvres diables sont assez punis, puisqu'ils ne m'ont emporté qu'une bourse vide; ce que je leur pardonne moins, ainsi qu'à moi-même, c*est ce blanchissement de mes cheveux. On va s'imaginer que j*ai eu peur. Peur! moi! allons donc !
«•C'est égal, s*écria-t-on de toutes parts, c'est égal. Il faut que la police fasse son devoir. Il y a longtemps qu'oa avait entendu parler ici d'attaques nocturnes. Un exemple est nécessaire.
— Ah ça, reprit l'un des assistants, je ne suppose pas que le prince Yvanof ait été attaqué également. D'où peut provenir son retard ?
— Je viens de l'envoyer chercher, répartit Son Excellence. Et comme la porte du salon s'ouvrait en ce moment, le ministre ajouta :
— Le voici sans doute.
Mais> ce n'était pas le prince Yvanof, c'était tout simplement le secrétaire de S. Exe. qui entra tout troublé et annonça qu'il venait de frapper inutilement à la porte du prince; le chasseur qu'il avait trouvé là étendu sur le plancher, et qui était enoore à moitié ivre, attendait avec l'obéissance servile du mouiiek qu'il plût à son maître de l'appeler et de lui ouvrir,
*— Il est évident, dit Son Excellence avec une inquiétude
manifeste, qu'il sera arrivé malheur au prince YTanof» et je ne m'en consolerai jamais, car c'est moi qui Tai presque forcé de venir habiter ici. Le prince n'est plus jeune, et à son âge il faut craindre quelque coup d'apoplexie ; au surplus je >ais m'assurer par moi-même de ce qu'il en est.
— Permettez-moi de vous accompagner, ajouta M. de Maillane.
Quelques instants après, à la suite d*un nouvel appel sans résultat^ la porte de la chambre à coucher du prince était enfoncée, et Octave y pénétrait le premier avec son futur beaupère. On put remarquer alors que cette porte, contrairement à la coutume invétérée du prince, n'était pas verrouillée à l'intérieur.
On s'empressa de tirer les rideaux et d'ouvrir les fenêtres, car la chambre était plongée dans une sorte de pénombre où il était bien difficile de distinguer les objets, et alors un horrible spectacle s'offrit à la vue.
Le prince était étendu tout de son long sur le tapis de la chambre, le visage ensanglanté^ et un poignard était resté enfoncé dans sa gorge. Son bras, roidi par la mort, s'attachait encore aux parois d'un grand coffre placé sur une table, à côté d'un flacon d'eau-de-vie à moitié vide, comme s'il eût voulu dans l'effort suprême de son agonie, défendre ce coffre contre celui ou ceux qui voulaient lui ravir ce qu'il contenait.
Ce que contenait ce coffre, on se le rappelle sans doute. Ce n'étaient ni les diamants de TOural, ni une fortune monnayée ou en billets de banque; c'était, ce qui avait plus de prix que tout cela pour le prince Yvanof, c'était la dépouille mortelle de cette Nadèje adorée, qui avait été d'abord une impure en renom sous le sobriquet de la belle Gabrielle.
Le corps, embaumé avec un soin et un art merveilleux par quelque émule du médecin hollandais Ruysch, si célèbre au temps jadis pour les opérations de ce genre, avait encore les apparences de la vie.
A cet aspect, M. de Maillane ne put réprimer un cri d'horreur, et il se laissa tomber à genoux^ comme foudroyé. Il se souvenait I
Est-il bien nécessaire à présent d'apprendre au lecteur quel était le meurtrier du prince Yvanof, et tout le monde ne Ta-t-
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il pas deviné? Gomment cel efféminé comte de*** ayait-il pu s'introduire dans la chambre à coucher de sa victime sans réveiller le moujick, ou tout au moins, sans être vu par lui, et là, tout enfiévré par une horrible cupidité^ accomplir son œuvre de sang? C'est là un de ces mystères qu'au point où nous en sommes parvenus il devient hors de propos d'approfondir. Probablement le moujick n'était pas moins ivre que son maître lorsque celui-ci était rentré, accompagné par le comte de*'*, et Ton s'explique très-bien que les cheveux de ce dernier eussent blanchi à la suite de la découverte qu'il lui fut donné de faire, après avoir accompli son crime.
Seulement il importe d'ajouter que malgré tous les efforts de ce méprisable gentilhomme pour déverser soit sur le chasseur du prince, soit sur des malfaiteurs imaginaires la responsabilité d'un meurtre que seul il avait conçu et exécuté, des indices irrécusables détruisirent bientôt toutes ses assertions, et qu'il dut être arrêté et traduit devant la justice locale.
Malgré le haut rang de sa famille et Téclat du nom qu'il portait^ il est évident qu'il aurait payé de sa tête un crime si odieux^ sans la précaution que prit Octave de lui faire parvenir dans sa prison un poison subtil à l'aide duquel il mit fin, volontairement ou non, à une existence flétrie et inutile à la société quand elle ne lui était pas funeste.
Sous le coup de toutes ces impressions de terreur, Octave crut devoir renoncer au mariage qu'il allait contracter, et bientôt même il se fit mettre en disponibilité.
Après mûres réflexions, il s'était résolu à rester garçon.