‹ Les demoniaques dans l'artChapitre 26 sur 79 · SAINT PHILIPPE DE NÉRI DÉLIVRE UNE FEMME POSSÉDÉE DU DÉMON · texte numérisé non relu

SAINT PHILIPPE DE NÉRI DÉLIVRE UNE FEMME POSSÉDÉE DU DÉMON

FRESQUE D’ANDRÉ DEL SARTE. (1510) ÉGLISE DE L ANN U NZ I AT A, A FLORENCE

André del Sarte a peint à fresque une très remarquable scène d’exorcisme dans le cloître de l’Annunziata, que jeune encore il avait été chargé de décorer en compagnie de Francia Bigio et du Pontormo, ses émules ou plutôt ses imitateurs.

Les fresques de sa main représentent quelques circonstances de la vie de saint Philippe et

entre autres la guérison d’une femme possédée du démon. Ces fresques sont fort admirées; Charles Blanc dans son Histoire des Peintres de toutes les Écoles en fait le plus grand éloge. Et il n’est peut-être pas sans intérêt de relever dans l’appréciation du critique une curieuse erreur d’interprétation. «Elle s’évanouit, dil-il en parlant de la jeune femme possédée, avec une grâce involontaire et une vérité si exquise que les plus grands maîtres voudraient avoir inventé cette figure. y> Or il ne s’agit point ici d’un simple évanouissement. La jeune femme tombe à la renverse en proie aux premières convulsions de la crise démoniaque, ainsi que nous l’allons démontrer. Néanmoins nous recueillons avec empressement la conclusion élogieuse, mais en nous basant sur des considérations d’ordre absolument différent et purement scientifiques.

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