CHAPITRE XI
toujours joui d’une bonne santé. A la suite de fatigues prolongées, ses gencives devinrent molles, tuméfiées et douloureuses. Elles saignaient avec la plus grande facilité et son haleine était extrêmement fétide. Bientôt ses dents devinrent vacillantes, la mastication ne se faisant plus qu’ imparfaitement ; les digestions se troublèrent et des douleurs d’estomac se firent sentir. Ce malade avait consulté plusieurs médecins et essayé un grand nombre de médicaments : cautérisations, gargarismes avec solution de permanganate de potasse, etc., etc., le tout sans succès. Un de ses amis, docteur en médecine, l’engagea à venir nous consulter, et il s’y décida. Je lui prescrivis le traitement indiqué plus haut, et je badigeonnai moimême les parties des gencives qui étaient les plus malades avec un pinceau trempé dans l’élixir pur. Les jours suivants je les badigeonnai alternativement avec la tein-
DÉCHAUSSEMENT ET ÉBRANLEMENT
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ture d’iode, tantôt affaiblie et tantôt pure. Je conseillai en même temps de l’exercice, un régime végétal et l’usage des ferrugineux. Après deux jours de traitement, l’odeur de l’haleine avait tout à fait disparu; huit jours plus tard, les gencives n’étaient plus douloureuses, et, au bout cl’un mois, le malade était complètement guéri. Il est reparti pour la province presque aussitôt après sa guérison ; mais nous l’avons revu il y a quelques mois, et sa bouche est toujours dans un état très-satisfaisant, grâce aux précautions hygiéniques qu’il n’omet plus d’observer. Les maux d’estomac dont souffrait le malade, et qu’il ne savait à quelle cause attribuer, ont également disparu, ce qui démontre bien, une fois de plus encore, l’influence énorme que l’état des dents exerce sur la santé. Nous sommes bien convaincu et ne cesserons de répéter que le plus grand nombre des affections