CHAPITRE XI
possible au malade de remuer les dents avec l’extrémité de la langue. Si l’on n’a pas eu soin d’arrêter le mal avant qu’il soit arrivé à cette période, son traitement
est très-difficile et quelquefois impossible.
Le déchaussement et l’ébranlement des dents est toujours une affection grave.
Elle a été très-étudiée par notre père, le docteur Préterre, et c’est surtout elle qu’il avait en vue quand il a entrepris des recherches pour la composition d’un élixir. Ses études sur l’histologie des gencives et leur anatomie pathologique lui ont permis de résoudre le problème, c'est-à-dire d’arrêter le déchaussement et l’ébranlement reconnaissant pour cause un état maladif des gencives. Quand nos clients viennent nous consulter pour cette affection, nous leur prescrivons de se gargariser la bouche sept ou huit fois par jour avec de l’eau tiède additionnée d'un cinquième environ de son élixir. Si la gen-
DÉCHAUSSEMENT ET ÉBRANLEMENT.
cive est déjà décollée, nous leur faisons promener à sa surface et à plusieurs reprises un pinceau imbibé d'élixir pur ou étendu de moitié d’eau si la sensibilité de la muqueuse est trop vive. Quelques petites saignées locales avec la pointe d’une aiguille favorisent le traitement ; et si la maladie n’est pas trop avancée, la guérison est promptement obtenue. Dans quelques cas, des applications de teinture cl’iode, faites par une main expérimentée, suivant les conseils de Marchai de Galvi peuvent rendre des services.
Les cures que nous avons obtenues au moyen de la méthode qui vient d’être indiquée, sont extrêmement nombreuses ; leur histoire remplirait un 'gros volume. Nous nous bornerons à citer les deux observations suivantes, qui résument en quelque sorte toutes les autres :
M. X..., avocat, âgé de trente-cinq ans, d’un tempérament lymphatique, a