CHAPITRE XI
embonpoint, indiquaient suffisamment qu’elle jouissait de la santé la plus parfaite.
Nous avons dit plus haut que l’accumulation du tartre sur les dents était une des causes les plus fréquentes du déchaussement. L’indication du traitement est ici évidente. Il faut enlever le tartre qui environne les dents et éviter ensuite de l’y laisser s’accumuler de nouveau, résultat auquel on arrivera facilement en faisant usage chaque matin de notre poudre dentifrice et de notre élixir.
Il est facile à un dentiste expérimenté d’enlever, au moyen d’instruments convenables, le tartre accumulé sur les dents, mais il ne faut jamais se servir d’acides pour obtenir ce résultat. « Tous les aci- « des, les poudres qui rayent les dents « et l’habitude de les racler au hasard ne « peuvent, dit l’illustre chirurgien Hun- « ter, que faire du mal aux dents ; mais il « en est autrement si on enlève le tartre
DÉCHAUSSEMENT ET ÉBRANLEMENT.
« en les raclant suivant les règles de l’art. « Le tartre étant enlevé et la gencive «. saine, il faut tâcher de tenir les dents « propres avec la brosse. »
MM. Littré et Robin ont donné dans la nouvelle édition du Dictionnaire de Nysten des indications très-complètes sur le tartre et les inconvénients cpii peuvent résulter de sa présence.
Nous reproduisons leur article dans son entier.
« Le tartre dentaire, disent ces auteurs, « est un enduit limoneux, blanchâtre ou « jaunâtre, qui s’amasse au collet des « dents, se durcit et forme à la base de « la couronne une incrustation plios— « photo-calcaire qui finit par en envi- « ronner la surface si l’on n’a pas soin « de l’enlever. Le tartre dentaire est for- « mé, d’après Berzélius, de 70 de phos- « phate terreux, 22,5 de mucus, 1.10 de