CHAPITRE XI
« matière salivaire et 7,5 d’une matière « animale soluble dans l’acide chlorhy- « drique. Quelques auteurs ont admis des « glandes qui auraient la propriété de a sécréter le tartre des dents. L’observa- « tion anatomique a montré qu’elles « n’existent pas. Le tartre des dents, chez « l’homme et chez le chien, est un dé- « pot anormal et accidentel des sels de « la salive altérée, surtout quant à sa « substance organique ou ptyaline, qui « joue un rôle dans la dissolution de ces « sels. Sa formation est le signe d'un « trouble de la sécrétion salivaire dû le « plus souvent à une perturbation des « usages de l’estomac ou à une lésion de « la muqueuse buccale. Le tartre déter- « mine une congestion des gencives qui « réagit défavorablement à son tour sur « la sécrétion salivaire, qui amène le dé- « c haussement des dents, leur ébranlement,
« l’inflammation du périoste aloéolo-dcn-
DÉCHAUSSEMENT ET ÉBRANLEMENT
« taire, et hâte la chiite de ces organes. On « doit le faire enlever lorsqu'il se forme, et « en prévenir le dépôt en lavant les dents une « ou plusieurs fois par jour. »
Plusieurs auteurs considèrent le tartre comme produit par clés animalcules se formant dans le mucus buccal. Ils le comparent alors à une tige de corail.
L’existence d’infusoires dans les liquides contenus dans la bouche peut être facilement constatée au microscope. Ces animalcules doivent jouer certainement un rôle actif dans la production des différentes affections de la bouche et des dents. Les liquides spiritueux et aromatiques les tuent facilement. De là l’utilité de se rincer journellement les dents avec un élixir à base d’alcool pour se débarrasser de ces hôtes dangereux. Celui que nous préparons est précieux pour cet objet.
Disons, pour résumer ce chapitre, qu’avec quelques soins de propreté jour-