‹ Les dents (volume 3)Chapitre 66 sur 87 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

La fracture du bord alvéolaire des dents n’est pas généralement très-grave. Elle peut cependant occasionner quelquefois des inflammations qui se terminent par des abcès laissant des cicatrices disgracieuses; les racines voisines se trouvent en outre dénudées et les dents ébranlées.

Ce n’est qu’au moyen de pinces à mors nommées daviers qu’on peut extraire les dents sans danger. Leur forme varie suivant celle des dents à extraire.

Pour faire usage du davier, on l’applique au niveau du collet de la dent et on lui imprime un mouvement de rotation autour de l’axe de celle-ci, qu’on extrait ensuite en tournant l’instrument à droite et à gauche.

Les racines des dents s’enlèvent également avec nos daviers. On trouvera dans notre journal l’Art dentaire, revue mensuelle de chirurgie et de prothèse dentaires, des articles très-détaillés sur les

EXTRACTION DES DENTS

daviers américains. Nous croyons être le

premier en France qui les ait fait connaître d’une façon aussi complète.

Répétons, pourterminerce chapitre, que l’extraction des dents est une opération extrême à laquelle il ne faut avoir recours que fort rarement : sur 100 dents qu’on enlève, 95 pourraient certainement être conservées. Un dentiste qui connaît toutes les ressources de son art guérit les dents malades et ne les arrache pas.

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