CHAPITRE XVIII
traumatiques de la bouche : becs-de-lièvre, résections partielles ou totales des mâchoires inférieure ou supérieure, nécroses ou perforations, difformités dentaires, anomalies, etc., etc. La faculté de médecine de Paris a voulu récompenser nos travaux d’une façon toute spéciale, et elle nous a décerné à l' unanimité le prix Barbier d’une valeur de 1200 fr.
Dans le but de montrer aux lecteurs combien sont nombreuses les applications de la prothèse, nous reproduisons à la fin de ce chapitre le catalogue des pièces qui composent notre musée des restaurations buccales.
Bien que notre intention ne soit pas d’entrer maintenant dans aucun détail au sujet des pièces qui le composent, nous appellerons cependant l’attention de nos lecteurs sur les appareils que nous avons construits pour remédier au bec-de-lièvre compliqué de divisions congénitales ou
acquises de la voûte du palais et de son voile. Ce genre d’affections est relativement commun, et l’article suivant, extrait d’un journal de médecine, le Courrier médical, montrera les difficultés qu’il fallait vaincre pour y remédier.
Après avoir cité un malade, traité à l’Hôtel-Dieu sans succès pour une division considérable de la voûte du palais et de son voile, et qui, au moyen d’un appareil posé par nous, fut radicalement guéri, l’auteur de cet article entre dans les considérations suivantes :
« Ce n’est guère que dans les temps « modernes qu’on a étudié sérieusement « les moyens propres à remédier aux dite visions congénitales ou acquises de la « voûte du palais et de son voile. La State phylorrliaphie, autrefois préconisée par « M. Roux, qui obtint quelques succès,
« est actuellement tout à fait aban- « donnée par les chirurgiens les plus*