CHAPITRE XVIII
« illustres. La staphylorhaphie est une « mauvaise opération qui ne peut réus- « sir que dans la première jeunesse, « alors précisément qu’elle est imprati- « cable pour beaucoup de raisons ; en « outre, les malades ne guérissent jamais « complètement par ce procédé : l'acte « de la phonation est toujours imparfait.
« L’art de remédier aux fissures pala- « tines par des moyens artificiels n’est « pas nouveau. Ambroise Paré donne dans « ses œuvres le dessin d’un appareil des- « tiné à remplacer la voûte et le voile du « palais, mais la construction d’un appâte reil propre à atteindre ce but exige une « précision extrême, et ce n’est que dans « ces derniers temps qu’on est arrivé à « un résultat complètement satisfaisant.
« Il est facile en effet de comprendre « combien le problème mécanique est « difficile à résoudre ; on peut sans trop « de difficulté donner une souplesse suf-
APPLICATIONS DE LA PROTHÈSE DENTAIRE. \ï\
« fisante à la plaque de caoutchouc des- « tinée à remplacer le voile du palais ; « mais comment remédier à l'action mus- « culairc dont cette plaque est naturelle- « ment dépourvue? Il fallait créer une « force factice capable de relever le voile « du palais dans la proportion exactement « suffisante pour permettre l’acte de la « phonation ; il fallait aussi que la lon- « gueur de l’appareil fût calculée avec la « plus rigoureuse précision, car s’il se « prolonge un peu trop en arrière, il agit « comme un corps étranger dans le pha- « rynx et provoque des nausées ; et s'il « est trop court, la prononciation et la « déglutition sont imparfaites ; la plus « petite portion excédante ou manquante « de cet organe artificiel influe immé- « diatement sur son rôle dans la phona- « tion et la déglutition.
« M. Préterre est parvenu à résoudre « le problème de la façon la plus corn-