CHAPITRE XVIII
« modèle de tous les individus auxquels il « a posé des pièces artificielles, non-seule- « ment dans les cas de fissures palatines, « mais encore dans ceux très-nombreux « des diverses lésions traumatiques ou « congénitales de la bouche, résections « partielles ou totales des mâchoires infé- « rieures ou supérieures, nécroses ou per- « forations, difformités dentaires, bles- « sures produites par les armes à feu, etc. « On sait, en effet, que M. Préterre a été « chargé dans les hôpitaux des restaura- « tions buccales les plus difficiles sur les « victimes des dernières guerres de Cri— « mée, d'Italie et du Mexique. L’espèce de « musée qu’il a ainsi créé est extrêmement « curieux. Les médecins pourront le vi- « siter prochainement au musée Orfila, où « je crois qu’il va être incessamment trans- « porté ; ils pourront ainsi se rendre « compte, en quelques minutes d’examen, « des résultats admirables auxquels cette
« branche de la chirurgie est arrivée dans « ces dernières années. »
Musée des restaurations buccales.
Le musée dont parle hauteur de cet article est celui dont nous entretenions plus haut nos lecteurs. Il se trouve actuellement exposé dans notre cabinet, boulevart des Italiens, n° 29, et rue Christine, n° 1, où on peut venir le visiter. Nous allons donner la nomenclature de la plupart des pièces qui le composent.
Rappelons, d’abord, que ce musée renferme les appareils prothétiques construits pour les hôpitaux civils et militaires et pour la pratique civile, becde-lièvre simple ou double, gueule-deloup, résections partielles ou totales des mâchoires inférieure ou supérieure, nécroses phosphorées, perforations palatines simples ou multiples, accidents syphilitiques tertiaires, difformités dentaires,