‹ Les dents (volume 3)Chapitre 82 sur 87 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

« plète au moyen d'appareils en caout- « cliouc extrêmement simples; il est ar- « rivé, quel que soit le degré d’infirmité « du sujet, à remédier avec un succès « complet à toutes les divisions congé- « nitales ou accidentelles de la voûte du « palais et de son voile. Les malades por- « teurs de ses appareils arrivent à parler « aussi facilement que tout le monde, « ainsi que cela a été du reste constaté « par les plus illustres chirurgiens des « hôpitaux de Paris. — On se tromperait « grossièrement si on supposait que c’est « immédiatement après la pose d’un appa- « reil prothétique que la parole est rendue « aux malades : il faut leur apprendre à « parler ; l’individu porteur d’une pièce « artificielle et auquel on n’aurait pas ap- « pris à parler serait dans la même situau tion qu’un individu auquel on voudrait « faire jouer du piano sans lui avoir appris a la musique.

« L’éducation des individus atteints de « division congénitale de la voûte et du « voile du palais est longue et difficile. « Elle dure ordinairement de trois à six « mois. Si nous n’avions pas assisté aux « leçons très-longues que M. Préterre est « obligé de faire donner à ses clients, nous « n’aurions jamais cru qu’il fût si difficile « d’apprendre à parler à des individus « âgés de 20 à 30 ans. M. Préterre s’est « trouvé dans la nécessité de créer une « méthode d’enseignement nouvelle. C’est « sur l’imitation qu’elle est basée. L’in- « dividu fait avec la langue et les lèvres « les mouvements qu’on lui indique ; le « plus souvent, il faut lui répéter le môme « mouvement un grand nombre de fois « avant qu’il parvienne à l'exécuter parte faitement.

« M. Préterre a eu une heureuse idée, « que tous les chirurgiens devraient bien « imiter. Il a fait exécuter en plâtre le

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