‹ Les dents (volume 4)Chapitre 7 sur 16 · DENTITION · texte numérisé non relu

DENTITION

cées par des dents permanentes, d'abord au nombre de vingt-huit, mais qui s'accroissent de quatre vers l'âge de vingt ans, de façon à former le chiffre total de trente-deux.

Les germes des secondes dents existent chez le fœtus ; leur ossification commence quelques mois après la naissance pour les incisives et les grosses molaires ; elle n'est terminée qu'à l'âge de dix ans pour les dernières dents. En même temps, la racine des dents de lait est résorbée, et la dent, qui n'est plus retenue dans son alvéole, tombe bientôt. Les anciens, qui voyaient que les dents de lait n'ont pas de racine lorsqu'elles tombent, avaient recours à plusieurs hypothèses pour expliquer ce phénomène. Les uns croyaient qu'elles n'avaient pas de racines; les autres que les racines restaient dans la mâchoire et continuaient à croître pour engendrer plus tard de nouvelles dents.

Le tableau suivant indique approximativement l'époque de l'apparition des dents permanentes :

Premières grosses molaires vers. . . 6 à 7 ans. Incisives moyennes et latérales. . . 7 à 9 Premières petites molaires

Deuxièmes petites molaires. . .

Canines 11 à 12

Deuxièmes grosses molaires 12 à 13

Troisièmes grosses molaires (dents

de sagesse) 18 à 24

Exceptionnellement, on voit sortir ces dernières à

un âge fort avancé

Des accidents de la dentition et des soins à donner aux dents de lait.

Quelque favorables que soient les conditions dans lesquelles se produit le travail de la dentition, il détermine toujours du côté de la cavité buccale une congestion plus ou moins vive, qui ne doit pas être considérée comme un état pathologique, lorsqu'elle ne dépasse pas certaines limites.

Les accidents pouvant résulter de la dentition sont nombreux; leur traitement nécessite tous les soins d'un médecin ou d'un dentiste expérimenté; on peut les diviser en deux classes : les accidents locaux, produits par le travail de la dentition, et les accidents généraux qui l'accompagnent. Ces derniers sont plus spé-

cialement du ressort de la médecine.

Nous dirons donc seulement, en passant, que c'est à tort qu'on croit généralement que les diarrhées favorisent la dentition. A moins qu'elles ne soient très-légères, il faut s'empresser de les combattre par les moyens les plus actifs, ainsi que le recommande le professeur Trousseau.

Les accidents locaux les plus communs de la première dentition sont une sécrétion abondante de la salive, une démangeaison et un gonflement des gencives, qui sont tendues, rouges, chaudes et douloureuses. Ces différents états peuvent être accompagnés de fièvre, de mouvements spasmodiques et de convulsions violentes.

Le moyen le plus simple à opposer au gonflement des gencives consiste à pratiquer sur elles une incision cruciale allant jusqu'à la dent, ou, préférablement, à

tailler un lambeau elliptique qu'on enlève, afin d'empêcher la cicatrisation prématurée de la plaie. Les symptômes les plus graves disparaissent aussitôt comme par enchantement.

Lorsque les gencives ne sont que légèrement enflammées, on les frotte avec du miel et on fait gargariser la bouche avec de l'eau additionnée de quelques gouttes d'élixir dentifrice.

Les hochets d'ivoire, de verre ou de métal qu'on donne aux enfants dans le but de faciliter la sortie de leurs dents, atteignent un but exactement contraire à celui qu'on se propose. Leur contact durcit, en effet, les gencives, et, en les rendant calleuses, augmente les difficultés de la dentition. Il vaut beaucoup mieux faire sucer à l'enfant quelques figues grasses ou un morceau de racine de guimauve, qui forment dans la bouche un mucilage émollient. Quant aux

sirops qu'on a proposés pour faciliter la dentition et faire pousser les dents, ils n'ont jamais servi qu'à garnir la bourse des charlatans qui les exploitent.

Par suite d'un préjugé fort répandu, on ne donne aucun soin aux dents de lait, qu'on sait devoir être remplacées par des dents permanentes. Notre expérience nous permet d'affirmer que c'est au contraire à cette époque de la vie que les soins sont le plus nécessaires. Il importe beaucoup d'empêcher la chute prématurée des dents de laitet de les aurifier lorsqu'elles sont cariées, ainsi qu'on le ferait pour des dents permanentes. Leur présence favorise l'agrandissement de la mâchoire, qui n'a pas encore atteint son complet développement. Leur chute entraîne à sa suite l'obliquité des dents permanentes.

Il ne faut arracher les dents de lait que lorsque leur présence est un obstacle à l'accroissement et à la direction régulière

des nouvelles dents. Si, dans ce cas, on différait leur extraction, il pourrait en résulter des déviations difficiles à guérir, bien que, au moyen d'appareils spéciaux , nous réussissions presque toujours à redresser les dents et à les rétablir dans leur position normale. Mais ces redressements exigent des soins minutieux, et il vaut toujours mieux prévenir que guérir.

Les accidents qui accompagnent la seconde dentition sont généralement moins graves que ceux consécutifs à la première. Ils cèdent au même traitement. Il arrive quelquefois cependant que la dent de sagesse comprise entre le maxillaire et la molaire voisine n'ait pas assez d'espace pour sortir. On est alors obligé d'extraire cette dernière.

De l'hygiène des dents et des soins à leur donner pour en assurer la conservation.

Une hygiène bien entendue et quelques soins journaliers suffisent pour assurer la conservation indéfinie des dents. Peu de personnes malheureusement comprennent cette vérité, s'il faut s'en rapporter au petit nombre d'individus possédant des dents intactes. On peut certainement affirmer que, sur cent personnes ayant perdu des dents, le plus grand nombre les ont perdues par leur faute, et, quand on pense que du mauvais état des dents résultent toujours une altération des fonctions digestives et, par suite, un dépérissement plus ou moins considérable de la santé, on ne comprend guère une pareille négligence, surtout quand on sait qu'il

suffit de quelques soins de propreté journaliers et d'une ou deux visites par an chez un vrai dentiste pour conserver toujours intacts ces précieux organes.

Les anciens comprenaient bien mieux que nous l'utilité des dents, et les soins qu'ils prenaient pour les conserver étaient nombreux. Les plus grands médecins de l'antiquité, Celse et Galien notamment, se sont occupés des dents et de leur hygiène. Paul d'Egine recommandait de se rincer la bouche après chaque repas.

Avicenne nous a laissé des conseils sur l'usage des poudres dentifrices.

Les soins à employer pour conserver les dents se résument en ceci : les tenir habituellement propres et éviter l'usage trop fréquent de certains aliments. Le premier précepte est encore bien plus important que le second.

Le régime que l'on suit a une influence incontestable sur l'état des dents. L'accu-

mulation du tartre sur ces organes varie suivant la nature des aliments. Il est abondant chez les habitants des villes, qui se nourrissent principalement de viande, et en petite quantité, au contraire, chez les campagnards, qui consomment surtout beaucoup de fruits et de légumes.

Le sucre paraît avoir une action destructive sur les dents, bien que le fait ait été contesté. Il agit d'abord sur l'émail comme corps dur, et ses débris s'accumulant ensuite entre les dents s'y acidifient et les attaquent. Il est d'observation que les ouvriers occupés dans les raffineries ainsi que les confiseurs ont, de bonne heure, les dents ravagées par la carie. Les personnes qui consomment beaucoup de friandises sucrées ont aussi de très-mauvaises dents.

L'usage des liqueurs alcooliques et des boissons très-chaudes est encore considéré avec raison comme funeste aux dents.

Le vinaigre possède aussi une action trèsactive sur ces organes. Cet acide est, du reste, un de ceux qui les attaquent le plus énergiquement ; on peut rayer avec l'ongle une dent qui a séjourné vingt-quatre heures dans du vinaigre.

Il y a des contrées dont presque tous les habitants ont les dents atteintes de carie. Ce phénomène singulier paraît résulter de la composition des liquides employés comme boisson, bien qu'on ne puisse donner d'explication sérieuse de leur mode d'action. Les eaux calcaires sont celles qui possèdent cette propriété au plus haut degré.

Soins de la bouche.

Les soins à donner à la bouche constituent la partie la plus importante de l'hygiène dentaire. Eux seuls permettent de préserver les dents de toute maladie.

Pour conserver les dents parfaitement propres, il suffit de les brosser le matin en se levant et de se rincer la bouche après chaque repas.

On brosse les dents avec une brosse de crin, sur laquelle on applique quelques pincées d'une poudre dentifrice, et on en frotte les dents en tous sens, sans trop craindre de faire saigner les gencives. Il faut frotter les dents sur leurs faces antérieures et postérieures, et non-seulement de droite à gauche et de gauche à droite, mais encore de bas en haut et de haut en bas. Après cette opération, on se rince la bouche avec de l'eau additionnée d'un élixir convenable.

On comprend que, si Ton se bornait à se nettoyer les dents tous les matins, les débris d'aliments accumulés entre elles, après chaque repas, auraient le temps de se décomposer et de les altérer : ces débris doivent donc être enlevés aussi-

tôt, et on y réussit en se rinçant la bouche.

Ce serait une grave erreur de croire qu'il suffit de se servir d'eau pure pour obtenir une propreté parfaite des dents. L'eau, en effet, ne les nettoie pas et n'a pas d'action sur le dépôt dont elles sont entourées ; il est absolument nécessaire de l'additionner d'un élixir bien préparé.

Nous disons bien préparé et nous insistons sur ce point, parce qu'il nous paraît être de la plus haute importance. Mieux vaut ne pas se laver du tout ou se servir simplement d'eau pure additionnée d'alcool, que d'avoir recours à la plupart des poudres et élixirs qui se débitent dans le commerce. Presque tous renferment des substances acides ou excitantes qui attaquent les gencives ou les dents et sont, nous en sommes certain, une des causes les plus fréquentes de la carie et du déchaussement. Ces préparations donnent,

il est vrai, un éclat passager aux dents, mais ce n'est qu'en détruisant leur émail, et on ne saurait croire le nombre de personnes qui ont perdu leurs dents par suite de l'usage habituel de certaines poudres ou élixirs.

Nous considérons donc le choix d'un élixir et d'une poudre dentifrice comme très-important, et nous croyons qu'il ne sera pas sans intérêt, et surtout sans utilité, de consacrer un chapitre spécial à l'étude de cette question.

Des élixirs et poudres dentifrices.

Il existe un nombre considérable de poudres et élixirs dentifrices. Nous avons eu la patience de les examiner tous avec le plus grand soin et d'analyser ceux dont la composition nous était inconnue. Nous sommes donc parfaitement renseigné sur leur valeur; et, dès à présent, nous pouvons dire que, parmi toutes les compositions que nous avons soumises à l'examen, nous n'en avons rencontré qu'un bien petit nombre dont l'usage journalier nous ait paru devoir être réellement avantageux.

Un dentifrice qu'on emploie chaque jour doit satisfaire à bien des conditions. Pour être parfait, il faut : 1° qu'il enlève le dépôt de tartre qui se forme sur les dents sans avoir aucune action nuisible

sur l'émail et les gencives ; 2° qu'il sature les acides qui peuvent exister dans le mucus buccal et sont une cause fréquente de carie ; 3° qu'il raffermisse les gencives quand elles sont ramollies et saignantes ; 4° qu'il enlève à l'haleine toute odeur désagréable et la parfume.

Nous allons faire connaître la composition de quelques-unes des préparations dentifrices les plus connues. Leur nombre est considérable, mais leur composition varie peu, et on peut toutes les rattacher à un petit nombre de types, et ce sont ces types que nous avons choisis.

1° Poudres dentifrices.

Poudre dentifrice de Charlard.

Tartre acidulé de potasse. ... 150 grammes.

Alun calciné 10 —

Cochenille 8 —

Essence de roses . 5 gouttes.

Cette poudre est très-répandue, une bonne moitié de celles vendues dans le commerce ont une composition analogue.

Si l'on avait cherché une préparation susceptible de détruire les dents dans le plus court espace de temps possible, on n'aurait pu trouver mieux. Le nombre des dents qui ont été perdues par son influence est innombrable , ce qui se comprend du reste parfaitement quand on sait que l'acide tartrique est un de ceux qui attaquent le plus énergiquement les dents.

Opiat dentifrice.

Corail porphyrisé 150 grammes.

Tartre acidulé de potasse. . . 30 —

Os de seiche 20 —

Cochenille 3 décigr.

Miel 160 grammes.

Cette préparation, aussi répandue que la précédente, est aussi détestable.

Poudre de charbon et de magnésie.

Charbon végétal 200 grammes.

Magnésie 10 —

Toutes les poudres renfermant du charbon sont mauvaises, bien qu'on se figure généralement le contraire. Le charbon se compose de parcelles dures qui, en s'insinuant entre les gencives et les dents, provoquent de la douleur et de l'inflammation. Il donne, en outre, aux gencives une teinte bleuâtre désagréable et raye les dents à la longue.

Poudre dentifrice à base de charbon, quinquina et sucre.

Sucre.. lOgrammes.

Charbon 20 —

Quinquina 40 —

Cette composition est très-employée.

Beaucoup de médecins la conseillent. Sur les trois substances qu'elles renferment,

deux, le sucre et le charbon, sont certainement nuisibles; quant à la troisième, grammatici certant.

Poudre anglaise.

Craie 3 parties.

Camphre \ partie.

Cette poudre, d'un goût très-désagréable, ne se compose que de substances complètement insignifiantes. Elle est tout à fait impropre à nettoyer les dents.

2° Elixirs dentifrices.

Eau de Botot.

Semence d'anis 80 grammes.

Girofle 20 —

Cannelle 20

Essence de menthe 10 —

Alcool 2 litres.

Cette composition, qui a un goût assez agréable, est loin de constituer un élixir

parfait et ne mérite nullement la réputation dont elle jouit. On la remplacerait très-avantageusement avec de l'alcool additionné de un gramme pour cent d'essence de menthe. On aurait ainsi, pour 5 francs, ce qui se vend sur le pied de 30 à 40 francs le litre.

Elixir odontalgique.

Acide tannique 8 grammes.

Alcool 120 —

Teinture de benjoin 2 —

Essence de menthe 8 —

Renferme un acide et des substances excitantes en proportion beaucoup trop considérable.

Vinaigre de lavande.

Vinaigre très- fort 100 grammes.

Alcoolat de lavande 100 grammes.

Beaucoup de personnes font usage de ce liquide comme dentifrice. Il est très-

dangereux. Nous avons parlé plus haut de Faction qu'exerçait le vinaigre sur les dents. Une faut jamais avoir recours, pour l'entretien de la bouche, aux préparations contenant du vinaigre ou des acides.

Pondre et élixir Préterre.

On voit, par tout ce qui précède, que presque toutes les poudres et élixirs dentifrices présentent des inconvénients plus ou moins sérieux.

Frappé du danger ou de l'inutilité des diverses préparations dentifrices répandues dans le commerce, notre père , le docteur Préterre, s'est livré, il y a déjà longtemps, à de nombreuses recherches pour arriver à composer un dentifrice réunissant toutes les propriétés nécessaires. Ses travaux ont été couronnés de succès, et l'élixir et la poudre qu'il a composés ont acquis, en Amérique, de-

puis plus de quarante ans, une réputation qui ne fait que s'accroître chaque jour. Nous les avons modifiés et importés en France, et ils y ont déjà acquis la même notoriété, s'il faut s'en rapporter aux quantités qui nous en sont demandées.

La poudre dentifrice Préterre est composée de produits chimiques parfaitement purs et à réaction alcaline ; elle enlève le tartre sans jamais attaquer l'émail et maintient les dents parfaitement blanches. Par les substances aromatiques et légèrement astringentes qu'il renferme, l'élixir Préterre raffermit les gencives, prévient ou arrête l'ébranlement et le déchaussement des dents ; par les substances désinfectantes qui entrent dans sa composition, il arrête les progrès de la carie, corrige la fétidité de l'haleine, enlève l'odeur du cigare et laisse la bouche imprégnée d'un parfum agréable.

La plupart des élixirs laissent dans la

bouche un goût acre insupportable. Cela provient de ce qu'ils sont préparés par infusion au lieu de l'être par distillation. Pour obtenir le nôtre, nous faisons, d'a^ bord macérer dans de l'alcool. vinique parfaitement pur des plantes aromatiques ; nous distillons ensuite dans le vide et à basse température pour obtenir seulement certains principes, et nous ajoutons enfin les substances désinfectantes et astringentes. Ces opérations, que nous ne pouvons décrire ici en détail, sont longues et compliquées ; mais , comme nous les exécutons en grand, elles ne présentent aucune difficulté dans leur pratique.

Ainsi que nous le disions plus haut, il y a déjà plusieurs années que nos clients se servent de notre poudre et de notre élixir, et chaque jour ils nous en adressent des remercîments. Ceux qui en font habituellement usage possèdent des

dents parfaitement blanches et généralement exemptes de carie.

Pour employer notre élixir, il suffit d'en verser quelques gouttes dans un verre d'eau. On s'en sert pour se rincer la bouche après chaque repas et le matin après s'être nettoyé les dents avec la poudre dentifrice.

Nous allions oublier de dire où se trouvent cette poudre et cet élixir : l'un et l'autre se vendent o francs chaque flacon au bureau du journal Y Art dentaire, 29, boulevard des Italiens.

MAL DE DENTS OU ODONT ALGIE. 53

Du mal de dents ou odontalgie.

L'odontalgie ou mal de dents n'est pas une maladie, mais un symptôme appartenant à un grand nombre d'affections fort diverses.

Le mal de dents étant produit par des causes variées, il est évidemment impossible d'agir sur elles par un moyen unique. Les remèdes proposés contre tous les maux de dents sans distinction d'origine sont donc en principe absurdes. Le traitement doit varier suivant la cause qui produit le mal, et c'est la cause et non l'effet qu'il importe de traiter.

Nous allons indiquer rapidement les causes les plus fréquentes du mal de dents.

Odontalgie des enfants.

L'odontalgie des enfants résulte de la difficulté que les dents éprouvent à sortir. Nous nous en sommes occupé en traitant de la dentition, et nous n'avons pas à y revenir.

Odontalgie résultant de la carie.

La pulpe dentaire est un organe extrêmement sensible. Lorsqu'il est mis à nu par une cause quelconque, le contact seul de l'air l'irrite, et la pression exercée sur lui par des parcelles d'aliments provoque d'atroces douleurs.

Pour remédier au mal de dents résultant de la carie, il faut calmer la sensibilité de la pulpe dentaire. On y arrive en la touchant avec certaines substances telles que la créosote, le chloroforme, le laudanum, notre élixir, ou bien en la cautérisant av^ec une boulette de coton imprégnée

MAL DE DENTS OU ODONTALGIE. 3o

d'acide arsénieux. Mais, ainsi que nous le verrons plus loin, le seul remède efficace à opposer à la carie , surtout quand la pulpe dentaire n'est pas encore mise à nu, est Tarification.

* Odontaïgie résultant d'une inflammation des

gencives.

La douleur, au lieu d'être circonscrite à une dent, s'étend généralement à plusieurs. Elle cède aux moyens employés contre l'inflammation des gencives, c'està-dire à l'usage habituel de notre élixir, ainsi qu'on le verra dans le chapitre consacré aux affections des gencives.

Odontaïgie résultant d'une inflammation du 'périoste de V alvéole et de la dent.

Les inflammations du périoste alvéolodentaire peuvent avoir lieu, soit à la suite d'une carie, soit à la suite d'un refroidis-

sèment ou de toute autre cause. Elles se terminent ordinairement par la formation d'un abcès. La douleur, qui est continue et très-vive, s'exaspère à la suite du moindre choc, et est souvent accompagnée de fièvre. Les antiphlogistiques, sangsues, scarifications, cataplasmes, etc., sont les moyens habituellement employés contre cette inflammation du périoste qui est une des causes les plus habituelles des fluxions.

Odontalgie nerveuse ou névralgie dentaire.

Cette forme d'odontaîgie est la plus douloureuse de toutes et la plus difficile à guérir. Elle est très-souvent indépendante de toute lésion organique. La douleur est vive, se manifestant sous forme d'élancements qui reviennent souvent à des époques périodiques.

Les narcotiques sont les meilleurs remèdes à employer contre elle. Nous avons

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