FLUXION DES GENCIVES
Les fluxions sont des engorgements sanguins du tissu cellulaire des gencives provoqués par l’irritation de la pulpe dentaire, du périoste alvéolo-dentaire, ou par le mauvais état des dents. Elles débutent généralement par une rougeur vive accompagnée de douleur et suivie d’un gonflement que termine souvent un abcès.
Il arrive fréquemment que la fluxion des gencives est accompagnée d'une fluxion des joues et de phénomènes inflammatoires assez intenses qui ne durent généralement pas plus de huit jours, à moins que la tumeur ne doive se terminer par une suppuration. Il se forme alors un abcès qui s’ouvrant quelquefois à l’extérieur sur les joues et aussi au voisinage du menton, peut détigurer pour la vie le malade.
Les fluxions des gencives se traitent par les antiphlogistiques, cataplasmes, sangsues, etc. Si un abcès se forme, on l’ouvre aussitôt qu’on y a constaté une fluctuation bien évidente.
Souvent les fluxions ne sont accompagnées d’aucune douleur ni d’aucun symptôme inflammatoire. Elles se terminent presque invariablement alors par la résolution, et n’exigent d’autre traitement
MALADIES DU PÉRIOSTE
que la précaution d’envelopper la partie malade pour y entretenir une douce chaleur.
GINGIGIVITE EXPULSIVE
Ce mot assez impropre de gingigivite expulsive et auquel nous préférons substituer celui d’alvéolite expulsive, car la gencive n’a aucune force d’expulsion, indique une maladie fort dangereuse, car elle a pour résultat l’expulsion de la plupart des dents. Ses causes sont fort obscures, mais ses effets très nets. Par suite de l’ossification de l’alvéole, cette dernière chasse pour ainsi dire la dent qu’elle contient qui se trouve ainsi expulsée sans douleur. Souvent les alvéoles suppurent et le pus ronge les racines.
La gingigivite expulsive sous forme suppurante se traite avec assez de succès par les moyens que nous avons indiqués en parlant de la suppuration des gencives, mais la gingigivite produite par obturation de l’alvéole ne connaît guère de remèdes en dehors d’un traitement général.
Nous avons observé cette affection à tout âge, chez l’adulte comme chez le vieillard.