PIÈCES A PONT OO SANS PLAQUE AU PALAIS
Nous terminerons ce qui concerne les pièces artificielles en disant quelques mots d’un genre de pièces, réveil d’un ancien système abandonné, dont quelques charlatans font grand bruit à la 4° page des journaux, dans le but de s’attirer des clients qu’ils sont impuissants à satisfaire. Nous voulons parler des pièces appelées par les Américains pièces à pont. Voici en quoi consiste ce système :
On estampe une toute petite plaque métallique, à peine plus large que le diamètre d’un petit crayon, on monte dessus les dents que l’on veut remplacer, puis on y adapte 1 à 2 pivots, suivant le nombre de racines dont on dispose, ou, à défaut, l'on perfore une ou deux bonnes dents, puis l’on ajuste plus ou moins bien le travail sur ces racines ou sur ces dents saines, et l’on fixe avec divers ciments. On a alors une pièce immuable, laissant le palais libre, mais sujette à toutes sortes d’inconvénients, et surtout fort malsaine, puisqu’elle ne peut être nettoyée. Elle est en outre très mauvaise pour la mastication par suite de son peu de solidité, et d’une très courte durée.
Quelquefois l’artiste, peu scrupuleux, fait encore plus mal que nous venons cle le décrire; il ne se donne même pas la peine d’estamper une plaque, il soude tout bonnement ses dents sur un fil d’or ou de platine et retombe alors en plein dans le système de nos grands pères. Ça coûte moins de peine et d’argent, et le tour est joué ! Le client va alors s’adresser ailleurs pour obtenir satisfaction, mais n’en a pas moins été volé.