‹ Les dents de nos enfantsChapitre 13 sur 59 · LEUR PRINCIPALE CAUSE · texte numérisé non relu

LEUR PRINCIPALE CAUSE

alors la ferme résolution d'envoyer chercher le médecin, mais le lendemain la dent est vraisemblablement sortie et l'état de l'enfant est déjà presque normal. L'enfant a eu quatre jours de souffrances et la mère autant de jours de soucis, uniquement parce qu'on n'a pas pratiqué immédiatement une ou plusieurs incisions dans la gencive.

Ce sont là, comme nous l'avons dit, les cas les plus bénins dont la nature sort victorieuse après une courte lutte.

Chez les enfants nerveux cette lutte peut durer parfois bien plus longtemps, 15 jours et même davantage, jusqu'à ce que les dents sortent enfin au nombre de deux, trois ou quatre.

Dans les cas très graves — mais heureusement rares — où la nature cède, la résistance est ou extraordinairement grande, et alors les complications cérébrales et gastriques, la fièvre, la diarrhée

et les crampes, amènent une prompte et fatale solution, ou bien elle est insuffisante chez les enfants de complexion faible, et alors le petit être s'affaisse peu à peu.

On ne saurait nier que cette petite opération que nous recommandons si chaudement, dans le but de détruire la pression exercée par la dent, ne soit tombée en grand discrédit et n'ait été abandonnée peu à peu. Cela se comprend d'ailleurs à la façon dont elle était faite autrefois.

On se contentait de pratiquer une simple incision droite, qui souvent ne faisait qu'effleurer la gencive, à l'endroit où l'on supposait la dent; l'enfant venaitil à mourir, on en déduisait que l'opération était inutile.

Mais cela ne suffit pas ; chaque espèce de dent demande un traitement spécial.

Il est certain que pour les incisives, on n'a besoin que d'une simple incision presque au-des-

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