‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 2)Chapitre 23 sur 85 · XXIX. — RELIGIEUSES DE LA VISITATION · texte numérisé non relu

XXIX. — RELIGIEUSES DE LA VISITATION

Ces religieuses avaient déjà deux maisons à Paris. Grâce aux libéralités du comte d'Enfreville-Cizei, président à mortier au Parlement de Normandie, et de sa femme, elles en fondèrent une troisième, rue Montorgueil, qu'elles revendirent ensuite, après s'être hxées, en 1623, rue du Bac. En 1773, elles commencèrent à construire une nouvelle église, dont Marie-Antoinette posa la première pierre. Au moment de la révolution, ce monastère comptait 52 religieuses : 3o sœurs vocales, 4 sœurs lourières et 13 autres sœurs.

1 COCHERIS, m, liT. SUVAL. I, 681.

'■^ Arch. nat. L, 770.

3 COCHERIS, III, :2.j8. Saival. I, 717.

\\X. — l'ItlEI UK DES BÉNÉDICTINES DE NOTKE-DAME-DES-1'RÉS '.

Fondé à Mouzon, en Champagne, ce couvent lut délinitivement transféré à Paris, en 4675. Les religieuses furent autorisées à s'établir rue du Bac. C'est là que Doni Claude Bretagne, prieur de Saiiit-Gerniain, alla reconnaître et certifier l'authenticité d'une relique du saint martyr Libérât. En 4683, elles se fixèrent rue du Champ-del'Alouette. L'archevêque de Paris délégua le prieur de Saint-Germain pour bénir la chai)elle. Ayant enlin acquis une maison dans la rue Vaugirard, en 1089, elles y transportèrent leur domicile. Dom Claude Bretagne s'y rendit ])Our faire une enquête au sujet du vol d'un goblet en vermeil doré. Les Bénédictines avaient des pensionnaires. Une dame de Perne avait, en son parloir, donné collation à deux gentilshommes. On avait bu du vin d'Espagne et du lait dans une coupe précieust? qui disparut. La domestique de Madame de Perne, accusée de l'avoir dérobée, avait été jetée en prison. Pour retrouver le gobelet, on avait employé des moyens superstitieux, comme de faire chanter un coq.

Un autre événement conduisit Dom Arnoul de Loo, prieur de Saint-Germain, au monastère de Notre-Dame-des-Prés. Une religieuse converse, sœur de sainte Geneviève, voulait retourner à l'abbaye de Saint-Remy-des-Landes, au diocèse de Chartres, où elle avait fait profession. Après avoir sollicité en vain cette faveur, aveuglée jiar la nostalgie, elle prit la liiite. Dans une lettre qu'elle lit remettre à la Supérieure, elle accusait l'évêque de Chartres d'être la cause de tout le mal. Il avait toujours refusé ce qu'elle demandait : « C'est, disait-t'llc, 1111 cd'iir iiitlexible à l'humanité. Il vaudrait mieux ne pas être évêque que de l'être dans ces conditions. « En 4739, les Bénédictines furent obligées d'abandonner leur immeuble de la rue Vaugirard, à cause de leur j)auvreté. Les dix religieuses qui l'habitaient furent transférées dans d'autres monastères.

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