CHOISI
Choisy est situé sur la rive gauche de la Seine, dans une des plus
belles plaines qui bordent eette rivière. Cette bourgade, qui n'était autrelbis (|n'iiii liaiin'aii (h- Tiiiais, se trouve éloigné d'environ trois lieues de Paris. Les anciens documents latuis qui la mentionnent la désignent sous le nom de Chosiacum ou Clwisiacinn. Comme cette localité dépend de Thiais, nous n'avons à signaler que quelques contrats qui lui soient particuliers.
Sous Jean, abbé de Samt-Germain 1:2()2-121G i, Irère Bernaid, prieur de Thiais, acquit 35 sols sur le |iort de Choisy; mais il tut convenu qu'on prélèverait sur cette rente 2o sols pour son anniversaire 2.
Au mois d'août 1266, Evrard et Hodarde, son épouse, vendirent aux religieux de Saint-Germain pour 6 livres le tiers du pré Saint-Leu ^.
L'abbé et le couvent des Bénédictins achetèrent à Guillaume Bourdon tout ce (pfll pouvait prétendre sur le port ^i sur la charrière de Choisy, jiour le prix de 10 sols parisis /i29i) ■*.
Trois ans plus lard, Haiiiiery Bourdon vendit aux religieux 8 deniers parisis de rente à prendre sur la charrière du port de Choisy, pour 60 sols parisis (1294) ^
Un dénombrement de 1521 nous dit qu'il y avait à Choisy :
1" Une maison, des estables et un jardin contenant un quartier et demi, et assis près de l'église, valant 60 sols parisis ;
2° Un bac valant 100 sols parisis;
3" Quelques marais valant 40 sols ^.
En 1560, Jacques du Chef céda au monastère de Saint-Germain un jardin contenant un ipiartier et le droit (ju'il avait en une ruelle, le tout proclie des pressoirs dn dit Clidisy. punr la souune de 65 livres tournois ".
1^ Canton de Villejuif. Seine.
2 Arch. nat. LL. 1025. LL. lit... p. :U8.
3 Id. LL. 10-26.
i Id. LL. 114.3p. ai8.
5 Id. S. -2976.
6 Id. LL. lU.o p. 348.
' Id. LL. S. 2908.
La coinmiinaiité ahiiiidoniia, {iiiel(|ues années après (1569), ces immeuhles an sieur Gaillard, bourgeois de Paris K
En 17i2G, il y avait 280 habitants. Suivant la déclaration de 1790, les revenus de Ghoisy s'élevaient à 0700 livres.
Le bac rapportait 6000 livres et l'hôtel de Clermont, 700 livres.
Parmi les eliarges de la mense conventuelle déclarées en 1790, on trouve une rente de 20 livres, qn(! les religieux de Saint-Germain devaient seivir à la Gharité de Ghoisy, par suite d'un |)rèt de 600 livres lait l'aimée 1684 ^. Mademoiselle de Montpensier avait donné cette somme aux lémmes de charité, pour le soulagement des pauvres, et l'avait confiée aux Bénédictins ^.
Le 26 août 1678, le monastère de Saint-Germain avait vendu, au prix de 1000 livres, à cette princesse H arpents de terre, qu'elle voulait joindre comme jardin à une maison {pi'elle donnait à son intendant, le sieur de Rolinde *.
Le sieur de la Groix, conseiller, secrétaire du roi, demanda aux religieux à iaire un échange. S'ils consentaient à lui céder 40 perches, qu'il souhaitait joindre à une maison qu'il possédait à Ghoisy, il leur en donnerait le double ailleurs. Ges propositions furent acceptées ^.
En 1472, le bac de Ghoisy était affermé, au i)rix de 4 livres parisis par an, à Laurent Leblanc, procureur au Ghatelet ^. A la date du 22 mai 1562, nous voyons qu'un bateau, commandé à un charpentier, fut payé 220 livres ^
Le 16 juin 1618, le port et le passage de la rivière de Seine au village de Ghoisy étaient baillés à Séraphin Néret, moyennant 8 livres par an. Le preneur devait en outre fournir le pain bénit, le jour de Pâques, en l'église locale, et le vin pour la communion des paroissiens ^.Gertainement, on ne veut point dire que les tidèles participassent au calice. Peut-être, était-ce une coutume de donner aux connnnniants un morceau de pain bénit et un coup à boire. On voulait les aider ainsi à supporter les fatigues d'une longue cérémonie et leur faciliter le retour au domicile respectif. Il est plus naturel de conclure qu'on avait conservé dans cette paroisse l'usage d'otfrir aux lidèles, qui
^ Arch. nat. LL. S. ;2!)08.
2 Dom PoiiUEii, Bihl. nat. ms. fr. -2(>Ki«, |i. .^i7.
3 Chap. con. id. 168.')7. p. 19.'>.
* Id. 168.^7, p. 11-2.
<■' Arch. nat. LL. 10.31, p. .39.
7 Id. LL. 114.1. p. 335.
8 Id. LL. 1143.
venaient d'accomplir leur devoir pascal, une légère réfection composée de pain bénit et de vin, image des agapes de la primitive Église et souvenir de la communion sous les deux espèces.
Le 30 septembre 1680, le sieur de Rollinde, secrétaire des commandements de mademoiselle de Montpensier, demanda à joindre à son enclos 6 arpents de terre, qu'il avait achetés avec un bout de chemin conduisant de Paris à Ablon, chemin (|ui n'avait plus aucune utilité. On se hâta de faire droit à sa requête car, disait-on, il pouvait servir la communauté, en intervenant auprès de Son Altesse pour qu'elle dédommageât l'abbaye de tout ce qu'elle avait enfermé dans son parc ^
On avait coutume d'établir des moulins sur des bateaux dans la Seine. Mais, pour ce faire, il fallait une autorisation du seigneur de l'endroit. Jean Prévôt et ses cautions la demandèrent pour semblables installations dans la partie de la rivière (pii appartenait à Choisy. Ils s'engageaient à payer 2 muids de froment par an et 100 pistoles de pots de vin (17 janvier 1740) 2.
Le bac de Choisy rapportait annuellement 36 livres tournois, en 1627 K
Le 28 septembre 1631, les trésoriers de France niiiintiiuvnt les religieux de Saint-Germain dans la possession et jouissance du droit de bac, port et passage à Choisy et Villeneuve-Saint-Georges, lorsque ceux-ci eurent montré leurs titres *. Ils fixèrent en même temps le tarif du jjassage, qui devait être afliché à l'entrée des allées qui conduisaient au port ou à la rivière
Chaque homme de pied payait
Chaque homme de cheval
Chaque carosse à 2 chevaux « à 4 chevaux
« à 6 chevaux
Une chaise roulante à un cheval
Charrette chargée à un cheval
Charrette non chargée
Charrette chargée à 2 ou 3 chevaux
La même non chargée
1 Bib. nat. tus. fr. 16.837, p. \aii.
2 Id. 16.858, p. 248.
3 Arch. nat. LL. 1038, p. 272.
4 Id. LL. 1143, p. 363.
eniers
sous
12 deniers.
1', molester
Clioisv et
Chaque bête chevaline chargée
» non chargée
Chaque bête asine chargée
» non chargée
Un bœuf ou une vache
Chaque pourceau ou chèvre
Un cent de moutons lo sous.
Défense était faite à toute jjersoune de battre, outrager ceux qui étaient préposés à la conduite des bacs de Villeneuve-Saint-Georges, d'endommager les bateaux, de renverser les pieux qui servaient à les fixer, de couper les cordes, sous peine de 100 livres d'amende. Il y avait déjà une taxe pour le passage en IBoo. Elle semble |)lus élevée sur plusieurs points. Ainsi une charrette cliargée payait 12 sous, une charrette vide, 8 sous.
Comme les habitants de Thiais et de Choisy étaient les hôtes et les sujets des religieux, ceux-ci avaient à cœur de les soulager. Ils percevaient pour une charrette vide ou chargée, pour l'aller et pour le retour, dix sols seulement. Le passeur ne pouvait demander plus que le tarif ne le permettait, sous peine d'amende arbitraire. Il lui était commandé d'avoir barques, tlotte de bateaux en nombre suffisant, et de se tenir au i)ort à des heures convenables, afin de rendre service au public.
Le io mai 1679, eut lieu une transaction importante. Le sieur Pelisson avait été désigné, le 31 janvier 1675, pour gérer les biens de la mense abbatiale. Dès son entrée en fonction, il remarqua ({ue les droits et propriétés des religieux se trouvaient troji souvent mélangés et indéterminés. Sur sa demande, on établit une séparation de biens.
1" Le prieur et les religieux de l'abbaye abandonnèrent à la mense abbatiale les droits de cens, rentes foncières et seigneuriales, lods et ventes, amendes et confiscations dans toute l'étendue de la seigneurie et du faubourg Saint-Germain. Us exceptèrent toutefois les maisons bâties sur les fossés et autour de leurs jardins.
2" Ils cédèrent à la mense abbatiale le moulin et les fours l)anaux avec leurs appartenances à Villeneuve-Saint-Georges, le droit de pêche dans les rivières de la Seine et d'Yerre, les lacs de Villeneuve et Choisy, 7 arpents de pré dans l'ile aux vaches, 18 livres de rente dues par Pierre Forget, demeurant à Villeneuve-Saint-Georges et une maison à Choisy.
3" Les religieux se réservèrent l'île au Prévôt, l'indemnité due par les gens de mainmorte qui avaient acquis des héritages dans leur censive, les lods et ventes, les arrérages de cens et de rentes, le droit
de seigneurie, de haute, moyenne et basse justice, 1»- dinii d'épaves, d'aubaines et de confiscations sur la rivière de Seine dans l'étendue des terres de Choisy et de Thiais. Le contrat leur assurait le passage gratuit à Choisy et Villeneuve pour eux, leurs valets, leurs leriniers de Thiais et de Saint-Placide, avec les ouvriers, bêtes et chan'etles, et leur concédait une somme de 734o0 livres '.
En 1737, le bac de Choisy et la pèche en la rivière de Seine étaient affermés 1920 livres. Le preneur devait, en outre, fournir aux religieux 700 belles écrevisses, chaque année et à quatorze époques différentes.
Un bateau coche fut établi, en 1738, entre Paris et la Bosse de Moret. Il partait le vendredi du jiurt Saint-Paul à Paris et le samedi du port de la Bosse de Moret. Il y avait un tarif pour les personnes et les marchandises. Personne n'avait le droit de conduire les voyageurs à ce bateau et de les prendre lorsqu'il le quittait, si ce n'est le locataire du bac à Choisy, comme à Villeneuve. Déjà, le 21 octobre 16oo, le prévôt de Thiais avait interdit aux pécheurs de passer ou repasser quelqu'un en leur barque.
Un bail de 1740 inq)ose plusieurs charges au batelier de Choisy.
1" Le preneur sera tenu de passer gratis les religieux de l'abbaye de Saint-Germain, leurs officiers, leurs domestiques, chevaux, charrettes, fourgons, fermiers avec leurs bestiaux.
2" Il fermera le bac avec des serrures et des chaînes chaciue soir, le mettra en lieu sûr, le garantira des ravines et des glaces. Si le bateau s'enfonce au fond de l'eau malgré toute la diligence qu'il aura apportée, il ne sera pas tenu de le retirer, mais il en fera dresser procès-verbal {>ar les officiers de Thiais.
Vers 1738, on forma le projet de construire un pont à Choisy. On alla offrir à l'abbé de Saint-Germain jusqu'à 6000 livres pour (ju'il renonçât à ses droits de passage et de pèche. Le dessein ne semble pas avoir eu de suite à cette époque. Quoi qu'il en soit, la déclaration de 1790 mentionne le bac de Choisy et en estime les revenus à OOOOlivres^.
L'abbaye de Saint-Germain avait le droit d'épaves sur la Seine dans toute l'étendue de la seigneurie de Thiais, Choisy et Grignon. Une sentence rendue au siège des Eaux et Forêts, à la pierre de Marbre du palais à Paris, leur confirma ce privilège, le 26 novembre 1633. C'est alors que les pêcheurs et le batelier de Choisy furent convoqués devant le prévôt de Thiais, le 24 janvier 1636. Ils jurèrent que, s'ils décou-
1 Ârck. nat. S. 2908.
2 Dom POIKIER, Bib. nat. ms. fr. :20.848. p. 37.
vraient des corps noyés, des bateaux, du bois, du vin et autres choses, ils les mettraient à bord et en feraient la dénonciation au procureur iiscal de messieurs les religieux de Samt-Germain, sous peine de 60 livres d'amende ^
Seîgneui'îe temporelle.
Les religieux de Saint-Maur-des-Fossés avaient des hôtes à Choisy. Cette possession donna lieu à de graves débats entre eux et l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. En 1228, l'abbé de Sainte-Geneviève, le |)rieur de Saint-Martin-des-Champs et le prieur de Saint-Éloi, choisis comme arbitres, mirent tin à ce différend. Suivant leur sentence, les contradicteurs devaient partager les revenus provenant des hôtes. Toutefois on accordait un avantage aux Bénédictms de Saint-Maur : ils percevaient annuellement trois rauids d'avoine et 12 deniers de cens de plus que leurs confrères de Paris et prenaient les 2 3 de la taille ^.
Les habitants de Choisy se reconnaissaient les sujets des religieux de Saint-Germain. Un acte de lo98 nous montre qu'ils étaient convoqués chaque année le dernier jour du mois d'août pour leur rendre foi et hommage. Ceux qui ne comparaissaient pas étaient condamnés à 60 sols d'amende ^.
Les religieux de Saint-Germain exerçaient 'la justice à Choisy. Comme l'observait en 1632 Dom Claude Cotton, i)rocureur du monastère, ils avaient eu de tout temps dans le village deux potiaux ou carcans, tant pour marquer leur droit (lue pour punir les malfaiteurs. L'un était planté au milieu de la place publique au-dessus de l'église, et l'autre, au bout du village, en un petit carrefour. Ce dernier, qui portait les armes de l'abbaye, avait été brisé. Les Bénédictins s'en plaignirent et ordonnèrent une enquête *.
En 1406, le sieur Pierre de Lesclat eut un long jirocès avec les religieux de Saint-Germain relativement à une question de banalité. Il soutenait qu'il pouvait posséder un pressoir dans sa maison. Son hôtel de Choisy était une propriété franche, disait-il, et du reste, il se trouvait dans la censive de Saint-Maur-des-Fossés, où l'abbaye
1 Arch. ',mt. LL. ll-i."j, p. m'.\.
2 Id. LL. 10-2-j, p. 19,'i-i99; LL. 1020, ji. U-2-li;{.
3 hl. LL. 114.5.
4 M LL. 11-26. p. 8.J.
(le Saiiil-Gennaiii n'avait aucun tlrtiit. Il jtlaida longuement sa cause dans un volumineux mémoire, mais il ne sut point échapper à une condamnation il409) '. La maison des pressoirs de Choisy était affermée, le 10 septembre 1713, à l'abbé de l'Estang, pour la somme de 130 livres par an 2.
Le 20 janvier 1628, M. Desportes demanda à construire un passage sous la rue jtour se rendre de sa maison à son jardin. On lui accorda sans doute ce qu'il désirait ^.
Le 14 août 1601, Claude Anger obtint des religieux la permission de joindre un petit chemin à son jardin et de le clore de murs *.
Le 20 janvier, le sieur du Puy, écuyer, conseiller du roi, voulait s'approprier un bout de chemin qui séparait un clos et un jardin lui appartenant. 11 promettait de dédommager la communauté, si elle lui accordait ce qu'il désirait. Les religieux, Etienne Vincart et Jean Barré, se transportèrent sur les lieux pour tout examiner. Leur rapport fut favorable (8 mars 1667) ^
Paul Pijai't, bourgeois de Paris, j)Ossédait à Choisy une maison ei un jardin sé|)arés ])ar la grande rue. On lui accorda de les réunir par une voie souterraine (lo septembre 1629) ^.
En 1046, Christo[ihe Garnart, juré du roi aux œuvres de maçonnerie et voyer général de l'abbaye de Saint-Germain, présenta une requête aux religieux pour avoir la permission de faire extraire de la terre glaise dans le bassin et la largeur de la Seine, au-dessous du moulin de Chantereine. Cet argile devait servir à élever quelques batardeaux dans cette rivière et à édifier des bâtiments pour le logement des pauvres malades de l'Hôtel-Dieu de Paris ^
Lebeuf cite à tort, comme seigneur de Choisy, un sieur Laurent Leblanc, procureur au Châtelet, auquel Jean d'Estouteville, prévôt de Paris, permit de faire dresser des fourches patibulaires, le 16 septembre 1482. C'était un simple officier de justice, un lieutenant du roi, qui administrait l'abbaye de Saint-Geimain, après la démission forcée de Robert de Lespinasse ^.
1 Arch. liât. L. 776, LL. H4o.
2 Chap- conv. Bib. nat. ms. fr. 16857. ji. i'î
3 Id. ltj;s.j"2. ]). 02.
•^ Id. IG806, p. 272.
'■• Id. 168o7, p. 136.
7 Arch. nat. LL. llio, p. 36i.
8 Annuaire de Sceaux. 1868.
Seigneurie (spirituelle.
Clioisy avait pris de l'importance. Les habitants se plaignaient d'être obligés d'aller jiis(|ii';i Thiais pour entendre la messe. Ce trajet leur devenait pénible, siii-tont pendant les mauvais jours de l'hiver. En août 1207, ils ol)tinrent la permission de bâtir une cha{)elle dans leur village. Eudes de Sully, évêque de Paris, approuva cette érection, mais il réserva les droits de l'abbé de Saint-Germain-des-Prés et stipula qu'il n'y aurait ni Ibnts baptismaux, ni cimetière. De plus, on devait, à la Saint-Kemi, fournir au desservant un minot de blé par masure, jusqu'à la constitution d'un fonds suffisant pour son entretien ^ Cette chapelle fut dédiée à saint Nicolas, patron des bateliers. C'est une preuve que les voituriers par eau faisaient autorité dans l'endroit, grâce à leur nombre. Quelques années plus tard, ce sanctuaire devint une église paroissiale. L'abbaye de Saint-Germain y exerçait le droit de patronage et percevait la moitié des offrandes, à la Toussaint, à la Saint-Nicolas, à Noël et à la Puritication. Barthélemi, évêque de Paris, conffrma le tout, en 1225, et Elinand, curé de Thiais, y donna son consentement 2.
Mademoiselle de Montpensier, si célèbre sous Louis XIV, éleva la première un château à Choisy. Elle eut la pensée de taire reconstruire cette chapelle, en l()9o. Ce dessein se réalisa-t-il en entier? Nous ne le croyons pas, car, en examinant l'édifice, il semble que le chœur seul ait été refait à neuf; la nef fut simplement réparée.
L'église actuelle fut bâtie un peu plus loin des rives de la Seine : on voulait éviter l'inconvénient des inondations. Louis XIV a été l'instigateur de cette nouvelle construction. L'ai-chevèque de Paris en bénit la première pierre, le i juillet 1748 3.
Le 27 mars 1637, Denis du Buy, écuyer, conseiller du roi, demanda à placer un banc dans le chœur de l'église de Choisy, du côté droit. On le lui accorda, à condition que ses collatéraux ou les acquéreurs de sa maison, si elle était vendue, ne pourraient en jouir *.
La veuve de Jean Ménart, chirurgien du roi, donna à cette église
1 Bib. nat. ms. fr. 1:2837, f. 1 10. Bibliothèque de l'École des Chartes, année 1868, p. 496.
2 Arch. nat. LL. 1025, p. UH».
3 Annuaire de Sceaux (1868).
* Chap. conv. Bib. nat. ms. fr. 168.o6.
de quoi entretenir lui prêtre, eliargé de dire quelques messes et d'enseigner aux enfants à lire et à chanter (IBOo) i.
La communauté accorda au sieur de Rullinde, secrétaire de Mademoiselle de Montpensier, un banc dans l'église de Choisy. Il avait appartenu au sieur et aux demoiselles Dupuy (28 avril 1681 1 2.
Le 8 mai 1702, le sieur de la Guillauniie put rétablir dans l'église de Choisy un banc (pi'y avait possédé son parent, le sieur de Moj-enne ^.
Son successeur, Norbert Roettier, graveur général des monnaies, l'occupa j)lus tard, et promit de donner 40 livres à l'église (12 mars 1717)4.
Le 21 janvier 172o, les religieux accordèrent à la princesse de Conti de construire un cabinet proche de la chai)elle de la Sainte Vierge, en dehors de l'église, i)our permettre à son Altesse de se rendre facilement à son banc, sans passer par la grande porte de la nef^.
Sur sa demande, les religieux cédèrent au Roi la nomination à la cure. Ils s'en remirent entièrement à sa bonté, pour la qualité du dédommagement (2o octobre 1757) ^.
Curés.
1736. Jean Beligné, décédé.
J.-B. Domerschein de Chavannes.
1 Lkbeif, IV. 44i.
■^ Chap. conv. Bib. nat. ms. fr. 16. 8.34. ji. l.")8.
4 H. 168o7, p. .ill.