CURÉS
1202. Humbaud.
1394. Pierre Meiiton.
1616. Hugues Menuisier.
1638. Éloi Brotonié.
1676. Nicolas Mondolo.
1709. 3Iazières (décédé).
1709. Hugues Lanibotte. ,
1643. Louis Divry.
Les Bénédictins donnaient pour le gros du curé, en 1790 :
2 muids de blé, mesure de Crecy 480 livres,
1 muid d'avoine d'avoine estimé 180 »
et en argent 230 »
890 livres.
Le prêtre qui desservait le prieuré recevait .... 300 livres.
Les religieux donnaient encore un septier de blé pour les pauvres, estimé 20 livres.
Les décimes qu'ils payaient pour le prieuré de Bailly, s'élevaient à 364 livres ^
1 M s. 2858 et £iù. mil. ),)s. fr. 50.848. p. m.
SAINT-GERMÂIN-LES-COUILLY.
C'est une commune de oOO habitants, située dans le canton de Grécy-en-Brie, arrondissement de Meaux, département de Seine-et- Marne. Elle dépendait autrefois du territoire de Couilly, dont le Morin la sépare. Quand les religieux de Saint-Germain-des-Prés ont-ils commencé à posséder des biens en ce lieu? On ne saurait trop préciser. Cependant, tout porte à croire qu'ils y avaient un domaine avant la tin du xi'' siècle. Suivant l'almanach historique de Seine-et- Marne (année 1897, page 9(3;, il leur aurait été concédé par les sires de Crécy, les comtes de Champagne et de Brie dans le cours du ix« siècle. Ces propriétés reçurent quelque accroissement et prirent de l'extension dans la suite.
En 1190, Adam de Nanteuil, chevalier, pour exprimer sa reconnaissance à l'abbé de Saint-Germain, qui avait reçu à la profession monastique son lils Etienne et son frère Eudes, le premier, comme religieux de chœur, et le second, en qualité de convers, lui abandonna tous ses droits au territoire de Couilly et de Montri, consistant en vignes, dîmes, cens, terres et maisons ' .
La même année, les Bénédictins achetèrent de Manassés Gaarz, chevalier, de sa femme, Eustache, et de leurs enfants, moyennant oO Uvres provinoises de récompense, tout ce que ceux-ci possédaient dans la vallée ou en aval de Couilly et tenaient des religieux à 7 sols de cens. Ces héritages comprenaient des prés, des hostises, des censives, et même les terres et les bois de Lilandry 2.
Vers la même épocpie, Guillaume de Meigny embrassa la vie religieuse à Saint-Germain-des-Prés. Il donna au monastère une rente de 6 septiers de grain, moitié hyvernage et moitié mouturage, à prendre sur le moulin qu'il tenait en fief de Hugues de Montguillon -^
En 1199, Jacqueline, temme d'Eudes de Saint-Merry, du consentement de son mari, gratifia la même communauté de la moitié d'une terre et d'un jardin contigu, avec 10 sols de rente, ce qui faisait un revenu de 40 sols 3 deniers ^.
1 A/c/i. mt. L. mm. LL. 10-26, p. 238. LL. 10â.S.
* M. L. 806. — Tardif. Monuments historiques, iv 721,
En 1209, Raoul, religieux et chambrier de Saint-Germaiii-des-Prés, acquit d'Adam Kigaud et d'Adeline, sa femme, la moitié du moulin du pré et un arpent de terre sis à la Louverie, pour la somme de 30 livres et demie de Provins. Il avait aussi acheté d'Arnoul Gharlet lu arpents de terre, prés Lilandry, au prix de 30 livres, et une vigne à Nogentd'Artaud, de Guiard le Cirier, moyennant lo livres. L'abbé et le couvent lui exprimèrent leur reconnaissance pour sa bonne administration. Ils lui permirent d'assigner 40 sols parisis de rente sur ces biens pour fonder son anniversaire ^
Gautier de Clialillon, comte de Saint-Paul, passa un contrat avec les religieux de Saint-Germain-des-Prés. Ceux-ci lui donnèrent le tiers des bois à défricher, mais à la condition qu'il leur payerait annuellement 4 deniers par arpent et qu'il leur garantirait le défrichement des deux autres parties (novembre 1206) ^.
Au mois de septembre 1220, Hugues de Chatillon, seigneur châtelain de Crécy, céda aux Bénédictins 3 sols de chef de cens et tous les droits de censive, qu'il avait sur quelques maisons à Saint-Germainlès-Couilly. Il leur demanda en échange l'abandon de 28 deniers du chef de cens, qu'ils percevaient sm^ un jardin et d'autres possessions dans le voisinage du pont Saint-Georges. Ce même seigneur délaissa encore aux religieux de oaint-Germain-des-Prés un arpent et demi de terre qui se trouvait en leur territoire, en compensation d'une pièce de terre qu'ils lui abandonnaient et de la dîme qu'ils prélevaient sur des jardins et chenevières. Cette transaction s'opérait en faveur du couvent de l'abbaye du Pont-aux-Dames, que Hugues de Chatillon fonda en ce lieu. Il fut convenu que personne n'élèverait en ce même endroit des bâtiments, pouvant nuire aux moulins que possédaient les Bénédictins ^
Au mois de novembre 12fio, Renaud, dit Galan, écuyer, vendit au chambrier de Saint-Germain-des-Prés, pour la somme de 6 livres, une pièce de terre située dans la mouvance de son monastère *. Le chambrier avait déjà acquis (mars 1261) de Jean, fils de feu Rigaud de Saint-Germain et de Jeanne, sa sœur, 4 pièces de terre labourable •^.
Adam de Crécy possédait le quart du moulin du pré. Il échangea
ï Arck. liât. L. 806. Taudif, Monuments historiques, n" 7:21.
2 Ici. L. 806.
4 Id. L. 800.
â Id. L. 806.
ce droit avec deux arpents et un quartier de terre, que les religieux de Saint-Germain consentirent à lui céder. Cet accord fut ratitié après sa mort par son épouse, Marie, agissant en son nom et au nom de ses entants, dont elle avait la garde (juillet 1266) K
Eudes, dit HouUier de Monteri, et Marie, sa femme, donnèrent à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés tous leurs biens meubles et^ immeubles, partout où ils se trouveraient (28 janvier 1292) -.
Si nous voulons connaître le revenu annuel des biens que l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés possédait à Gouilly, nous devons consulter les baux et les aveux de diverses époques, ^'ous ferons remarquer que ce fief était la propriété du cbambrier, à l'exception de 7 arpents 3 quartiers 7 perches, qui appartenaient au cénier et qui sont signalés comme faisant partie de ses dépendances, en lo37 ^.
En 1461, le domaine de Saint-Germain-lès-Couilly valait 9 muids de grain, les 2/3 en blé et le 1/3 en avoine *.
En 1618, il était affermé 12 muids de froment bon, loyal et marchand, rendus aux greniers de l'abbaye, plus deux moutons gras de deux écus chacun et 4 douzaines d'angelots de Brie. Ce bail ne comprenait pas le moulin à drap, ou moulin de Saint-Germain, au-dessus du pont de Couilly, et le moulin neuf ou moulin à blé, situé au-dessous de ce même pont ^.
En 1725, ces fermes de Saint-Germain et de Lilandry rapportaient 1000 livres et 12 muids de froment ".
En 1743, le revenu annuel de Saint-Germain-lès-Couilly s'élevait à 4388 livres ', et, en 1790, à 10952 livres 6 sols 8 deniers '^.
L'étendue des propriétés de Saint-Germain-lès-Couilly a quelque peu varié suivant les époques. Il suffit de jeter un regard sur certains aveux pour s'en convaincre. Nous lisons dans celui de 1384 :
Item, à Saint-Germain-les-Couly, un hostel noble appartenant au chambrier de la dite église. Item, deux grandies, un coulomliier, un four bannier devant la porte, un petit molin, environ 9 vingts arpens de terre arable et les prés, la disme des terres de la paroisse, tout
1 Ârck. nat. L. 806.
2 Id. L. 806.
4 Ici. LL. 1030.
5 Id. LL. 1039, 1). 100.
fi Bib. nat. ms. fr. 16858, p 36.
■? Arch. nat. S. 2962.
« Id. S. -28o8. et Bib. nat. ms . fr. 20818. p. 2:i et 26.
baillé à ferme par le dit chambrier, à xxxii muis de grain. Item, les cens et rentes par an de plusieurs Ibnds valant environ xxmj livres. Item, V arpens de vigne peuvent valoir par an lx sols. Item, la dîme de vin peut valoir, montant et avalant, v queues de vin, qui peuvent valoir environ x livres. Item, les mortemains et les tbrmariages, tant du dit Saint-Germain-les-Couly, comme de Nogent l'Artaut et villes voisines, puent valoir montant et avalant environ xxxii livres. Item, en la dite ville (Saint-Germain-les-Couly), messire Hémon de Moy, j maison joignant de nostre porte, xxxvj arpens de bonne terre, iij arpens de pré, puent valoir xxvj livres. Item, à Saint-Germain-les- Couly, Jehan Landry tient j liel", qui puent valoir c sols '.
Un arpentage, lait en 1537, établit que la ferme de Lilandry coml)renait 174 arpents 23 perches 3 4 de terre.
On avait cru pendant longtemps que 11 arpents de terre dépendant de Lilandry, appelés la Bàtardière, relevaient du fief des Briais; mais des titres justifiant qu'ils appartenaient entièrement aux religieux mirent fin à cette erreur (1770) '^.
En 1717, les Bénédictins exploitaient cette ferme par eux-mêmes. Ils avaient 12 chevaux de labour, 18 vaches, 12 génisses, oOO moutons et brebis et 12 porcs '^
Un document de la même époque nous fournit des détails sur Saint- Germain-lès-Couilly, concernant la population et la nature du sol. Nous le citons en partie.
« La paroisse de Saint-Germain-lès-Couilly, composée de 1087 arpents 28 perches de terre, est située sur la rivière du Grand-Morin. Le roi est le seigneur haut justicier. Les religieux de Saint-Germaindes-Prés sont seigneurs censiers et gros décimateurs en grain et en vin. Il y a à Saint-Germain-lès-Couilly 79 familles et 94 maisons. Il ne se fait de commerce que de blé et de vin. »
Le montant de rimi)osilion de la taille pour l'année 1717 est de 14oo livres.
Les privilégiés ou exempts possèdent 431 arpents 73 perches su r 1087 arpents. Dans tout le territoire, on compte 97 arpents de vigne, environ ; mais on ne trouve point de landes, bruyères ou étangs. •
Les animaux domestiques sont ainsi répartis : 47 chevaux, 1 mulet,
1 Arch. nat. L. 760, p. 29. DOM du Boirg, L'Abbaye de Saint-Gerr/Min-des-Prés rtMX/F«, p.32et33.
3 /rf. S. 2963.
108 vaches, 13 génisses, G20 bêles à laine, 24 l)êtes asines et 31 porcs '.
Les liels qui de])endaieiit de l'abbaye de SainL-Germain-des-Prés, à cause du domaine de Saint-Germain-lès-GouilIy, étaient :
I. Le liefde la Corvée, consistant en un demi-arpent de terre situé au terroir de Saint-Germain, possédé par le cardinal de Kohan, seigneur de Goupvray, duquel liei' relèvent quelques arrière-tiels, comprenant :
1" o arpents, au territoire de Saint-Germain, au lieu dit l'Orme, ou rurme-au-loup ; un arpent et 1;2 de pré, au lieu dit de la Corvée.
2° 7 quartiers de terre faisant partie de 10 arpents, au lieu dit la couture des Fiançons, autrement le Ru de la Haute, possédés en plus grande partie par monsieur de Montgodefroy de Quincy et par madame veuve de Bernis.