VILLENEUVE-SAINT-GEORGES
La bourgade ainsi désignée, distante de quatre lieues de Paris, se trouve assise sur la rive droite de la Seine, à l’endroit où la rivière de Yerres se perd dans ce fleuve. Elle compte parmi les communes du canton de Boissy-Saint-Léger, arrondissement de Corbeil, et appartient actuellement au diocèse de Versailles, après avoir été détachée de celui de Paris. S’il faut en croire l’abbé Martin 2, elle est très ancienne et doit son existence à une colonie de Celtes. Le nom qu’elle porte n’est point son nom primitif. Autrefois, on l’appelait simplement : Villeneuve. Mais bientôt apparut sur la rive opposée de la Seine un village avec une dénomination analogue. Pour la distinguer de cette localité, on ajouta à son nom celui de son patron. Le premier document authentique qui nous parle de Villeneuve-Saint-Georges date du 27 mars 779. C’est une charte de Charlemagne. Comme Pépin, son glorieux père, il exempte à toujours les religieux de Saint-Germain de tout péage pour les objets destinés à leur entretien. 11 leur accorde en plus des droits de tonlieue (?) qu’un comte Gérard levait à Villeneuve-Saint-Georges3. D’ou provenait ce domaine ? Le monastère de Saint-Germain-des-Prés le devait-il aux libéralités de Childebert Ier ou de Clovis II, ou l’avait-il reçu en donation, vers l’an 720, en même temps que Valenton, comme le soutient l’abbé Lebœuf (v-29) ? Faute de preuves, il est impossible de se prononcer sur ce point. Irminon écrit, dans son Polyptyque , que cette propriété comprenait : un manoir seigneurial, 172 bonniers de terres labourables, 166 arpents de prés, 91 arpents de vignes et une forêt mesurant 4 lieues de tour, dans laquelle on pouvait nourrir 5oo porcs. Le village comptait alors 60 maisons affranchies et i4 maisons de serfs.
C’est de Villeneuve-Saint-Georges que l’abbaye de Saint-Germain tirait le vin dont elle usait journellement. Ce fait est constaté par une