Eglise de Villeneuve-Saint- Georges
3. Tardif, Monuments historiques, p. Ga ; Arch. nat. K. 7, n° 2.
charte de l’an 872, confirmée par Charles le Chauve. On y lit ce passage : « Yinum autem inpotum cotidianum refectionis ex Teodaxio et Villanova, tam de vineis dominicis quam pascionibus dari censuimus. » (20 avril 872) l.
Vers la même époque, il y avait deux religieux à Villeneuve : « Duo monachi in villanova Sancti Georgii essedebent, non quieti, sed labori vacantes 2. »
Dans le cours des âges s’effectuèrent de nombreuses transactions au profit de Villeneuve-Saint-Georges. C’est d’abord au XIIe siècle Robert de Fulfuri qui donne à Simon, abbé de Saint-Germain, Bernard d’Ory, son homme de corps, avec toutes les terres et possessions que celui-ci avait au delà de la rivière du Morain et, de plus, une maison à Villeneuve-Saint-Georges. En retour, les Bénédictins lui donnent 90 livres de Provins. Robert fait celte donation pour le plus grand bien de son âme et celle de ses parents 3.
Comme Frère Simon avait fait à Villeneuve-Saint-Georges des acquisitions avantageuses pour l’abbaye, on tint à le récompenser de sa diligence en instituant à perpétuité la célébration d’un service anniversaire solennel pour le repos de son âme 4.
En 12 1 5, Rodert de Braye et Aanor, son épouse, donnent en pure aumône à Saint-Germain-des-Prés tout ce qu’ils peuvent prétendre sur i4 muids de vin blanc et Go muids de vin rouge qu’ils percevaient sur les terres des religieux à Villeneuve-Saint-Georges et Valenton5. Us vendent le reste de leurs revenus au prix de 5oo livres. Les Bénédictins leur promettent une part dans leurs prières 6.
Deux ans auparavant, Eustache, abbesse de Notre-Dame-Sainte-Marie d’Yerres, affermait la sixième partie du port de Villeneuve, qui lui appartenait, pour la somme de 1 1 sols 4 deniers. Elle prélevait 8 sols et abandonnait le reste à Saint-Germain-des-Prés 7.
Une lettre de Guillaume, évêque de Paris (novembre i23o), porte qu’Adam Rigaud a vendu à Odon, abbé de Saint-Germain, pour