Archives de Versailles
h. Canton de Lirnay (Seinc-et-Oisc).
montaient alors à i3o livres pour le prieuré de Saint-Léger et son annexe, Notre-Dame-des-Halles, à faire chanter, la veille et le jour de la fête de saint Léger, en la chapelle du prieuré, une grand’messe à diacre, sous-diacre et choristes, y faire dire une messe basse tous les dimanches, à fournir tout ce qui était nécessaire pour la célébration et à payer les honoraires. Cette charge s’élevait environ à 200 livres1.
S’il faut en croire le dénombrement de 1 384, les possessions du prieuré de Saint-Léger-aux-Bois étaient plus considérables à cette époque qu’au temps de la Révolutions. Nous y lisons en effet : « Item, « en l’archevesché de Roen, à Saint-Ligier-en-Artie, est un prioré, où « il y a un prieur religieux et un de nos compagnons, une maison a toute destraite par les guerres, séant auprès des boiz esquels nous « avons usaige pour édifier et ardoir, sans vendre, à la volonté de a notre dit prieur. Item xxun arpents de terre, les dismes et chamu pars du dit prioré, tout baillé en ferme par le dit prieur à un muids et « demi (qui solait valor xn muis (antérieurement). Et sur ce doit « ycelui prieur xxxn sols de décimes2. »
Dom Dubreul fait remarquer aussi que le prieur de Saint-Léger ne vivait pas seul dans son modeste couvent. « Predicta ecclcsia Sancti Leodegarii, écrit-il, quondam hcibuit priorem cani socio monacho conimorantem3. »
Le i4 septembre 1677, les commissaires délégués par le pape Grégoire XIII pour aliéner 5o.ooo escus de rente à prendre sur le temporel des églises du royaume de France décidèrent que le prieuré de Saint- Léger-en-Artie, uni à la mense conventuelle de Saint-Germain-des- Prés, serait exempt et déchargé d’un écu de rente, ce à quoi il avait été taxé4 5.
Le 16 mai 1679, la ferme de Saint-Léger-aux-Bois et le revenu de la chapelle de Notre-Dame-la-Désirée furent saisis, parce qu’on n’avait pas fourni, en temps opportun, une déclaration de ces immeubles, conformément aux ordonnances du roi3.