Bib. nat. ms. fr. chap. conv. 16857, P* ï3a
Prieurs.
i5o6. Pierre Cornillé.
Saint-Mar tin-de-Villers
Inutile de rappeler qu’il s’agit ici de la paroisse sur le territoire de laquelle se trouvait le prieuré de Saint-Léger. Ilugue, archevêque de Rouen, donna pour toujours à l’abhé de Saint-Gerrnain-des-Prés la présentation à cette cure (11G0)1. Dom Dubreul mentionne ce fait par ces mots : « Presentatio presbyteri, seu curionis in ecclesia S. Martini de Villers ab abbate fieri debebat*. » Plus tard, 117G, Rotrou, un des successeurs de Hugue sur le siège de Rouen, ratifia la concession de ce privilège, mais il exigea que les prêtres jugés capables de desservir cette église comme celle de Longuesse lui seraient présentés pour recevoir la collation de leurs bénéfices3.
Les religieux ne vécurent pas toujours en bonne intelligence avec les curés. L’un d’eux, le sieur Faradin, se disait en droit de percevoir la dîme sur deux arpents de prairies situés à Chaufôur. Les Bénédictins le lui contestèrent. Pour éviter les ennuis d’un grave procès, il renonça à ses prétentions et mit fin à ce litige, en passant un accord à l’amiable le 2 4 avril iG35 *.
Les religieux de Saint-Germain-des-Prés favorisaient de tout leur pouvoir l’instruction des enfants. Quelqu’un leur ayant proposé une somme de i5oo livres, au denier 20, pour aider à entretenir une maîtresse d’école, à Villers, il s’empressèrent d’accepter (3o juillet 1707)“.