Arch. nat. LL. 1087, P
attention pour protéger leur terre de Villeneuve-Saint-Geoges contre le droit de gîte ou tout autre droit onéreux que la coutume ou la mauvaise foi auraient pu imposer. Le roi saint Louis, passant à Villeneuve- Saint-Georges, voulut manger dans les appartements des Bénédictins. Bien plus, il osa inviter à sa table Gaultier, archevêque de Sens. Le prévôt, ne songeant qu’à défendre les intérêts de son monastère, ne craint pas d’aborder le pieux monarque. Il le supplie de ne point introduire cet hôte malencontreux qui pourra se prévaloir de ce fait pour réclamer dans la suite certains droits préjudiciables à la communauté. Le saint roi sait toutconcilicr.il se garde bien de manquer au respect qu’il doit à l’archevêque, en le congédiant avec brusquerie, mais il lui demande à la fin du repas un acte de non-préjudice, en vertu duquel il reconnaît que cette invitation ne lui donne aucun droit sur l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés et le prieuré de Villeveuve-Saint-Georges1.
Dans une charte de 1264, Albert, notaire du pape et légat du Saint- Siège, déclare qu’il s’est arrêté à Villeneuve-Saint-Georges, le premier dimanche de Carême, mais qu’il n’a pas été hébergé aux frais des religieux2. En 1262, le légat du pape, Guillaume III, évêque d’Agen, affirme qu’il a indûment perçu les droits de procuration sur les propriétés de Saint-Germain-des-Prés à Villeneuve-Saint-Georgcs3 4.
Bertrand, commissaire collecteur des fruits bénéficiers dans la province de Sens et de Rouen, frappe d’excommunication le gardien de la prévôté de Villeneuve-Saint-Georges qui refuse de payer les subsides du pape (janvier 1 344) *- L’abbé de Saint-Germain-des-Prés fait lever ces censures et démontre que Villeneuve-Saint-Georges ne doit rien payer, puisque la dite prévôté dépend de la mense abbatiale. On levait alors les subsides du pape sur les prieurés et les bénéfices simples (novembre 1 344)-
Justice
Les religieux de Saint-Germain-des-Prés avaient à Villeneuve-Saint-