‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 123 sur 261 · Tanon · texte numérisé non relu

Tanon

Liboire à payer une maille de coutume pour un bœuf par lui vendu et à une amende de 60 sols1.

Le prévôt de Villeneuve- Saint-Georges condamna à l’amende Thibault Despineil pour avoir joué aux dés contrairement aux ordonnances du roi (20 novembre 1407)2.

Une sentence des Requestes, 18 avril 1623, obligea Jacques Séville, soy disant notaire et tabellion du fief de la lour de Mesly, à bailler aux mains des religieux de Saint-Germain-des-Prés les notes, protocoles et contrats par lui reçus et passés dans les fins et limites de la terre et seigneurie de Villeneuve, Valenton et maison de la Tour. Défense lui fut faite de se nommer tabellion et de passer ses actes sous peine de 100 livres d’amende3.

A partir du XVIIe siècle, la justice se rendait, au nom de l’abbé de Saint-Germain, dans une maison, dite maison de la Seigneurie. Le plus ancien jugement qui y fut prononcé et dont on retrouve la trace remonte à 1664. Le prévôt condamne un sieur Louis, receveur, à payer 24 livres, pour avoir négligé, pendant quatre ans, de fournir les 5o bottes de paille qu’on avait coutume de mettre dans l’église, la veille de Noël. Ceci nous prouve qu’il n’y avait pas encore de sièges à l’usage des fidèles. Comme ils se tenaient la plupart du temps à genoux, on voulait les protéger contre la froide humidité du sol*.

Jean Rideau s’était porté à des voies de fait sur Denis Hislon et René Bonnin. Une sentence du Châtelet le condamna (i3 février 1542) à faire amende honorable en l’auditoire de Villeneuve-Saint-Georges, au jour des plaidoiries, à être fouetté au principal carrefour du village, et banni du royaume à perpétuité; ce qui fut exécuté3 5.

Vers 17G5, plusieurs jeunes gens de Villeneuve-Saint-Georges, après boire, s’imaginèrent de jouer une mauvaise plaisanterie à une matrone ou sage-femme du pays, nommée Marie-Jeanne Thibault. Un des acteurs remplissait le rôle de femme en mal d’enfant. 11 furent condamnés pour ce fait à deux ans de prison 6.

Le ier juin 1782, à la requête du prévôt fiscal de Villeneuve-

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