Id. LL. 1087, P
б. Id. S. 394a.
ordonna, sans doute, pour prévenir les accidents, d’établir un barrage, qui subsista pendant trois ans. Voulant sauvegarder les droits de l’abbaye, le monarque déclara qu’ils demeuraient sains et saufs tels qu’ils étaient auparavant (1266) *.
D’autres faits confirment le droit de voirie que Saint-Germain-des- Prés avait à Ailleneuve-Saint-Georges.
Le 3 décembre 1668, le sieur de la Gouesle, avocat au Parlement, demanda aux religieux à faire une tranchée sur le chemin de Villeneuve à Valenton pour y prendre des sources et les conduire en une pièce de terre où il voulait faire un vivier. On le lui permit, à condition qu’il remît les choses en l’état1 2.
En i6f)3, le cardinal de Furstenberg, touché de compassion pour les habitants de Villeneuve-Saint-Georges, qui manquaient d’eau potable pendant les hivers rigoureux et les grandes crues delà Seine, fit établir la fontaine dite des Prêtons3.
L’année suivante, le 2 juillet 1698, le même cardinal, en qualité d’abbé de Saint-Germain-des-Prés, renonça au droit de justice et de censive sur Chalandray, en faveur du seigneur de Montgeron. Ce dernier, par contre, abandonnait le droit de censive qu’il possédait sur le lieu dit le Blandin jusqu’à la voie tendant du grand chemin de Paris au moulin de Senlis. Cette route et le moulin devaient rester dans la censive du seigneur de Montgeron 4 5.
Le pape avait accordé au roi de France d’imposer les biens ecclésiastiques. Pour payer cette subvention extraordinaire, l’abbaye de Saint- Germain vendit le droit de pêche et tout autre droit sur la rivière d’Yerres depuis la Seine jusqu’à Crosnes, le droit de pêche et de passage sur la Seine, le four, le moulinet le pressoir banniers, au profit de Pierre Brulart, seigneur de Crosnes (a5 juin 1587)*.
Plus tard, le 23 mai i643, les religieux de Saint-Germain rentrèrent en possession de ces droits, moyennant 6648 livres 17 sols 6 deniers6. Ils les cédèrent bientôt à la mense abbatiale par l’intermédiaire de