‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 139 sur 261 · Bonnin · texte numérisé non relu

Bonnin

Valenton, à raison de 7 sols de rente, et un demi-quartier à Marion de la Boissarde, dame de Soy, pour 12 deniers par an (3o juin i3y5) l 2.

Les Bénédictins afferment un hôtel avec plusieurs appartenances à Valenton, pour le prix de i5 livres (i48o)‘\

Le dénombrement des biens de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prës fait en 1 384 donne quelques détails sur Valenton : « Item, en la ville de Valenton, un hostel et jardin, deux arpents de vignes et à la Sainl- Remy xi livres de cens. Item un pressoir bannier pour les vignes, mais elles sont demeurés en friche pendant les guerres. Item, de rentes d’avoine, chacun an, environ xvij sestiers... Et, sur ce, l’endoit le jour de Basques, à ceux qui reçoyvent JNostre-Seigneur Jesus-Ghrist, tant à Villeneuve, Crone et Valenton, pour le pain benoist, nu sestiers et demi-queue de vin; item, le cierge benoist à Villeneuve le vandredy aoré (adoré) pesant vu livres de cire3 4 5 * 7. »

Le 12 juillet 1569, l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés dut aliéner sa terre de Valenton pour payer les subsides extraordinaires qui lui étaient demandés comme à tout le clergé de France. Elle était imposée pour 7632 livres tournois. Elle fut vendue à François Audrant, abbé commendataire de Saint-Fuscien-les-Amiens, au prix de 6600 livres. Valenton, qui ressortissait de Villeneuve-Saint-Georges jusqu’à celle époque, en fut alors distrait. 11 eut sa justice spéciale et ses fourches patibulaires \

Ce domaine comprenait à ce moment un logis, une grange, une bergerie, des étables, 70 arpents de terres labourables, xix arpents de pré, 5 pressoirs bannaux, huit vingt arpents de vignes sujettes aux pressoirs, payant par arpent 5 sols de cens3. Une délibération du 18 novembre 1661 nous apprend que l’abbé permit aux religieux de racheter celle terre qui appartenait antérieurement à sa mense®. Un arrêt du grand conseil en date du 28 février 1 664 les autorisa à en prendre possession après avoir acquitté le prix et les frais d’aliénation '. La déclaration de 1790 attribue à la mense conventuelle la ferme seigneuriale de Valen-

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