ÉTAMPES
Une charte accordée par le roi Philippe, la xime (i4e) année de son règne (1074 ou 1070), nous apprend que Pierre, abbé de Saint-Germaindes-l’rés, était allé trouver ce monarque et lui avait demandé, pour son monastère, une viguerie qui s’exerçait sur un petit village situé dans le voisinage d’Étampes et jadis la propriété des Bénédictins. Molestés par les tracasseries des officiers royaux remplissant le rôle de viguiers, les habitants avaient abandonné ce hameau qui se trouvait alors désert. Le souverain écouta favorablement la prière du vertueux prélat et lui accorda ce qu’il désirait, en recommandant à ses sujets de respecter la donation qu’il venait défaire1 2.
Un siècle plus tard, lorsque Hugues, dit de Montceaux, gouvernait l'abbaye de Saint-Germain, frère Raynaud acheta pour cette communauté, au prix de 12 livres, la moitié d’un pressoir, près Étampes. L’abbé voulut témoigner sa reconnaissance à ce religieux dévoué. Il régla qu’il jouirait pendant sa vie des revenus que le monastère avait dans le pays d’Étampes, moyennant la redevance annuelle de 20 sols. Après sa mort, cette somme devait être consacrée à procurer une pitance à la communauté, au jour de Saint-Rcmy, pour que chacun priât avec plus de ferveur pour le défunt (1 162-1 r 82) 3.
A la date de 1 176, nous trouvons la déclaration suivante d’un fief de Saint-Germain-des-Prés : « Siguinus Canbilor de Stampis quicquid habet apud Bonum villare4 et lloveroi5 » 6. Un siècle avant, Hugues de Saint-Yon7 faisait hommage à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés de tout ce qu’il possédait à Bonvilliers : apud Bonum villare (1073) 8.