‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 164 sur 261 · MEULAN · texte numérisé non relu

MEULAN

La vingt-unième année de son règne, 918, Charles le Simple donna à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prég cinq manses situées sur le territoire deMeulan2.

Hugues V, dit de Montceau, qui fut abbé de 1162 à 1182, nous dit que Gislebert de Longuesse, son épouse Eremburge et son lîls Pierre, moine de Saint-Germain, avaient donné à ce dernier monastère, pour le plus grand bien de leurs âmes et celles de leurs ancêtres, une maison située à Meulan.

Comme elle se trouvait au territoire de Pierre, seigneur de l’endroit, Guillaume, son fils et son successeur, approuva tout ce qui s’était lait d’un commun accord avec dame Philippe, sa mère, et Raoul, seigneur de Bellefontaine, son beau-père. Il investit de cette possession Hugues de Septeuil, religieux de Saint-Germain, et décida que l’abbave parisienne payerait chaque année, le jour de Pâques ou le lendemain, à lui et à ses héritiers, une redevance de 3 sols de cens 3.

En 1208, une contestation s’éleva entre les Bénédictins et les lépreux de Meulan. Ceux-ci réclamaient un droit de minage sur les blés que les premiers récoltaient dans l’étendue de cette localité. Un accord mit fin à ce litige. Herbert, prieur de la maladrerie, en son nom et au nom de ses frères, exempta de ce tribut le monastère de Saint-Germaindes-Prés, moyennant la somme de dix livres une fois payée, mais il fut réglé que les Bénédictins n’useraient de leurs mesures que pour le blé de leur crû 4.

Le livre du pitancier note que cet officier percevait xxvi sous de rente annuelle sur des maisons à Meulan, en 1270 5.

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